PREFACE. 3 ar
M. Jean-Louïs Fabrice premier Théo-logien de Heidelberg , & enfin avecle célébré M. Arnauld , à qui je com-muniquai même un Dialogue Latin dema façon sur cette matière, environl’an 1673, oh je mettois déja en faitque Dieu ayant choisi le plus parfaitde tous les Mondes possibles, avoitété porté par fa sagesse à permettre lemal qui y étoit annexé, mais qui n’em-pêchoit pas que tout compté & rabattuce Monde ne fût le meilleur qui pûtêtre choisi. J’ai encore depuis lû touteforte de bons Auteurs fur ces matiè-res , & j’ai tâché d’avancer dans lesconnoissances qui me paraissent pro-pres à écarter tout ce qui pouvoit ob-scurcir I’idée de la souveraine perfec-tion qu’il faut reconnoître en Dieu.Je n’ai point négligé d’examiner lesAuteurs les plus rigides , & qui ontpoussé le plus loin la nécessité deschoses ; tels que Hobbes & Spinosa ,dont le premier a soutenu cette néces-sité absolue, non seulement dans ses Ele-mens Physiques & ailleurs,mais enco-re dans un Livre exprès contre l’Evê-que Bramhall. Et Spinosa veut à peuprès (comme un ancien Peripateticiennommé Straton) que tout soit venude la premiere Cause ou de la Natureprimitive, par une nécessité aveugle& toute Géométrique , sans que ce(x) pre-