324 PREFACE.
voient peu d’égales : mais comme ìa ma-tière est furie tapis,que d’habilesgensy travaillent encore , & que le Publicy est attentif, j’ai cru qu’il falloit feservir de l’occasion pour faire paroîtreun échantillon de mes pensées.
II fera peut-être bon de remarquerencore avant que de finir cette Préfa-ce, qu’en niant l’influence physique del’Ame fur le Corps ou du Corps furl’Ame, c’est-à-dire une influence quifasse que l’un trouble les Loix de l’au-tre, je ne nie point l’union de l’un a-vec l’autre qui en fait un suppôt: maiscette union est quelque chose de meta-physique , qui ne change rien dans lesphénomènes. C’est ce que j’ai déja diten répondant à ce que le R. P. deTournemine, dont l’esprit & le savoirne sont point ordinaires , m’avoit ob-jecté dans les Mémoires de Trévoux.Et par cette raison, on peut dire aufiidans un sens mecaphysique, que l’Ameagit fur le Corps , & le Corps fur l’A-me. Auífi est-il vrai que l’Ame estVEntelecbie ou le principe actif, au lieuque le corporel tout seul ou le Amplematériel ne contient que le passif; &que par conséquent le principe de Fac-tion est dans les âmes, comme je l’aipxpliqué plus d’une fois dans le Jour-nal de Leipsic, mais plus particulière-ment en répondant à feu M.Sturm Phi-los»