t a Liberte' de l’Homme I. Part. i6r
au bien : mais c’est que Dieu ayant considéré lafuite des choses qu’il a établies, a trouvé à pro-pos pour des raisons superieures, de permettreque Pharaon, par exemple, fût dans des cir-constances qui augmentassent fa méchanceté; &que la Divine Sagesse a voulu tirer un bien dece mal.
loo. Ainsi le tout revient souvent aux circon-stances, qui font une partie de l’enchainementdes choses. II y a une infinité d’exemples despetites circonstances qui fervent à convertir ouà pervertir.. Rien n’est plus connu que le Toile,Lege, (prends & lis) que 8. Augustin entenditcrier da ns une maison voisine, lorsqu’il délibé-rait fur Je parti qu’il devoir prendre parmi lesChrétiens divisés en Sectes, en se disant,
Quod vitce seStabor iter ?
ce qui le porta à ouvrir au hazard les Livres desDivines Ecritures qu’il avoir devant lui, & d’ylire ce qui tomba fous ses yeux; & ce furentdes paroles , qui achevèrent de le déterminer àquitter le Manichéisme. Le bon Monsieur Ste-nonis Danois, Evêque titulaire de Titianopo-lis, & Vicaire Apostolique (comme on parle)à Hanover , & aux environs , lorsqu’il y avoirun Duc régent de fa Religion , nous disoit qu’illui étoit arrivé quelque chose de semblable. IIétoit grand Anatomiste, & fort versé dans laconnoissance de la Nature ; mais il en abandon-na malheureusement la recherche, & d’un grandphysicien il devint un Théologien médiocre. 11ne vouloir presque plus entendra parler des mer-veilles de la Nature, & il aurait fallu un com-Tom I. L man-