chapitre premier. 55«R sait qu’outre la hauteur absolue d’unemontagne, le sol sur lequel elle s élève alui-même une hauteur plus ou moins con-sidérable au dessus du niveau de la mei ;ces montagnes présentent dans leur piofildes pentes et des contre-pentes, et laissententr’elles des intervalles qui forment^ epassage de la pente générale de la chaîne
en première ligne, à la contre- penLe des
montagnes en seconde ligne. Ces dernieiesqui ne peuvent point participer à la pentegénérale, sont brusques, rapides, et rendtntles rivières qui y coulent autant de torrens .c’est ainsi que la Cèze, l’Ardêche, le Gardon,et les autres rivières qui descendent dansle Rhône par la contre-pente des montagnesdu ci-devant Vivarais, ont un cours trèsborné, s’enllent par les moindres pluies, etcharient beaucoup de matières grosses.
Outre les adossemens dont nous avonsparlé, il y a sur le même plan de pente,et au devant de la Montagne - Noire, unechaîne de collines de nature différente, maisqui n’appartient en aucune manière à laMontagne-Noire; c’est l’extrémité de l’arêtequi vient du sud au nord, et dont le reversqui regarde la Garonne , est situé sur leplan de pente générale, puisque les eaux qui