56 DU CANAL DU MIDI,il eût été difficile de rassembler assez d’eauau point de partage pour l’usage de la na-vigation. •
On s’est servi avec beaucoup d’intelli-gence, de l’arête presqu’insensible qui forme,en quelque sorte, le passage de la Montagne-Noire aux montagnes de Saint-Félix , et durevers de ces dernières, pour y creuser etconduire cette partie de la rigole de laplaine qui amène les eaux de la Montagne-Noire au point de partage.
Par cette disposition du terrain que nousvenons de faire sentir, toutes les eaux quidescendaient de la Montagne-Noire dans ladirection de l’est à l’ouest, étaient barréesdans leurs cours et obligées de se détournerau nord ou au sud ; c’est ce que nous avonsobservé pour les deux rivières de Laudot etde Sor ; mais le cours de ces deux rivièresindique qu’il existe à leur gauche une arêtequi les a obligées de*prendre leur directionvers le nord. Cette dernière circonstancequi n’a pas échappé à l’auteur du canalde Languedoc, lui a été de la plus grandeutilité pour joindre la contre^pente des mon-tagnes de Saint-Félix, et donner, par cemoyen , toute la solidité possible à sououvrage , en creusant la rigole , d’abord