â5o du canal du midi,
La considération de la diminution dessources n’est pas la seule raison qui dût fairedesirer qu’on veillât avec le plus grand soinà l’aménagement des forêts. Les défrichemensdes pentes des montagnes où l’on a fait descoupes, sont la cause des plus grands dé-sordres; les eaux de pluie qui tombent surces pentes n’étant point contenues par lesobstacles que leur opposaient les bois surpied et les broussailles, affluent avec unegrande vitesse et en plus grande quantitédans le lit des rivières, et augmentent l’effetdes inondations. Cette circonstance avait été■vivement sentie en Italie, en 1748, à l’occa-sion d’une crue de la Brenta. Une pluie dedix heures dans les montagnes où cetterivière prend sa source, occasionna les ra-vages les plus affreux, et entraîna la chutedu pont de Bassano, construit par le célèbrePalladio. On reconnut alors que cette inon-dation aurait été beaucoup moindre, si orteût été plus soigneux de conserver les forêtsqui couvraient ces montagnes.
Il résulte en outre de ces défrichemensque les eaux de3 pluies, au lieu de glissersur les pentes des vallées, sans presque secharger de matières étrangères,parce qu’ellessont ordinairement couvertes de pelouses,