CHAPITRE VII. 5og
Fidée ne peut le quitter. Telle est à peuprès l’histoire de toutes les entreprises con-sidérables ; celui qui a le plus fait pour enassurer le succès, est presque toujours celuiqui en obtient le moins la récompense.
F. Andreossy était né en i635, et onarrêta le projet du canal en i664 ; c’estdonc à peu près à l’âge de trente ans qu’ildonna les plans et les mémoires, et qu’ilsuivit la construction d’un ouvrage ( 1 ) qui,comme il l’a très-bien dit, avait été le souhaitdes siècles passés , et sera l’étonnement dessiècles futurs ( 2 ). C’était sur un jeune hommede trente ans que Riquet se reposait de sagloire et de sa fortune. C’était à lui qu’ilavait remis, pour ainsi dire, le soin de ré-pondre aux grandes vues d’un souveraindont l’ame élevée aimait à entreprendre les
(1) Suivant une note tirée des archives du canal àToulouse, et communiquée par une lettre du 20septembre 1785, F. Andreossy fut inspecteur généraldes travaux du canal pendant sa construction.
Ou voit par l’extrait d’un des registres de l’églisede Saint-Sébastien à Narbonne, du 6 juin 1669 , queF. Andreossy prenait le titre de directeur général ducanal.
(2) F. Andreossy, épître à Louis XIV, carte de1669.