K O T E S
3 9 0
Jes plus élevés des Pyrénées ; les physiciens s’étaientattachés de préférence à déterminer leur hauteur , etils avaient reconnu l’erreur dans laquelle on était.Mais la hauteur d’aucun de ces points n’a été fixéed’une manière plus exacte que celle du pic du midide Bigorre , qui est devenu fameux par les beauxnivellemens de Reboul et Vidal (1) : Picot-Lapeyrousea fait diverses recherches sur l’ornithologie des Py-rénées ; Diétrich a présenté le tableau des mines querenferment ces montagnes (2) j l’abbé Palasso en adécrit les vallées , etc.
Quelles que soient les grandes idées et les hautes con-ceptions que font naître l’aspect et l’examen de cesmontagnes , c’est à l’estimable Darcet qu’on revientavec affection pour se rendre compte des phénomènesqu’un aussi vaste laboratoire de la nature nous pré-sente.
La belle dissertation que ce savant nous a donnée ,il y a déjà vingt-cinq ans ( n décembre 1775), surl’histoire naturelle des Pyrénées, et sur les causes deleur dégradation depuis deux mille ans , se lit encoreavec le plus grand intérêt (3).
C’est dans cet ouvrage rempli de descriptions dignesdu sujet, d’expériences et de vues , qu’on se plaît àreconnaître le physicien habile dégagé de tout espritde système. On ne peut que rappeler scs observations
(1) Voyez pour les détails le chapitre VII des Observationsfaites dans les Pyrénées, ouvrage cité un peu plus haut.
(2) Description des gîtes de rainerai des Pyrénées, parDiétrich.
( 3 ) De l’état actuel des Pyrénées.