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jeux floraux. D’abord ce ne fut qu’une associationlibre de sept personnes désignées par le titre de la gaiesociété des sept Troubadours de Tolose. Ils convo-quaient tous les pocles de la province , et les invitaientà un concours où l’auteur de la pièce couronnée re-cevait une violette d’or. Arnaud Vidal , de Castel-jnaudary , obtint le premier prix pour un ciroentès enl’honneur de la vierge. Le prix décerné chaque annéefut augmenté par la suite d’une églanline et d’unsouci. Vers la fin du quatorzième siècle , une dame deToulouse , Clémence Isaure, dont le nom seul nousest parvenu, légua à cette académie un fonds destinéà l’achat des trois fleurs d’or. Par reconnaissancepour cette donation , la ville de Toulouse a érigé àcette protectrice des jeux floraux une statue qu’ony voit encore , mais qui est placée ailleurs que dansla salle consacrée à mémoire des personnagesillustres de cette ville.
Ce n’était pas seulement à chanter l’amour et leshéros que les Troubadours consacraient leur lyre ; ilsosèrent attaquer les vices d’un clergé corrompu; leurschants influèrent sur les mœurs , en même teins qu’ilspréparèrent la renaissance des lettres.
Toulouse eut en outre une académie des scien-ces, une académie des arts, plusieurs observatoires ,un cabinet d’histoire naturelle , un amphithéâtrede chirurgie , sur la porte duquel on lit une inscrip-tion où l’on trouve ce vers heureux :
Hic locus est ubi mors gaudet suceurrere vitcs.
Elle possède aujourd’hui une partie de ces établis-
semons.