NOTES
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une forge à la catalane dans le voisinage , et dans levallon du Sor , plusieurs usines où l’on fabrique desouvrages en cuivre.
En descendant de la Montagne-Noire par la gorgede Moncapel', on apperçoit au débouché de la belleplaine de Revel, la ville de Sorèze, qui possède unemaison d’éducation dont l’établissement a eu lieu en
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Cette école, devenue depuis si célèbre, fit dès 1760une révolution dans l’éducation pubLique. L’ensei-gnement qui, dans toutes les parties de la France , sebornoit au latin et au grec, fut étendu à Sorèze, àî’étude de ta géographie , de l’histoire, des mathéma-tiques et des langues étrangères. Ces études sérieusesétaient varices par des occupations agréables , tellesque le dessin, la musique et toutes les parties de lagymnastique.
Les succès de l’école de Sorèze engagèrent le gou-vernement à confier en 1776, à cet établissement, uncertain nombre d’élèves de l’Ecole militaire de Paris ,et y attirèrent des diverses parties de l’Europe ungrand nombre déjeunes gens dont la plupart se sontrendus ensuite recommandables. Je vois encore aujour-d’hui parmi mes contemporains, Dejean et Cafiarellisiéger au conseil d’état ; Marcorelle , au corps légis-latif; Barris , au tribunal de cassation; Vallongue sedistingue dans l’arme du génie ; Gassendi honore lecorps de l’artillerie de France, comme son nom laphilosophie; Musqnis et ô-Farel représentent digne-ment le gouvernement espagnol, l’un à Paris, l’autreà Berlin.
Et celui qui a créé cette école , qui l’a dirigée pen-