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6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
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EL ALCAZAR DE

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ajo el mando de la di-nastía mahometana delos Beni Dze-n-non (ó Ze-non) existió en Toleitolaun alcázar , pues en lascondiciones con que, enel año de 1085, se rin-dió la ciudad á los cris-tianos acaudillados porel monarca de CastillaAlfonso VI , se obligaron los moros á entregar aquelalcázar, igualmente que los puentes, las puertas dela población y la huerta del Rey 4 . Pero el régio

1 «Andados diez é nueve años del reynado del Rey don Alfonso. En este añosacó el Rey don Alfonso su hueste sobre Toledo la mayor que él pudo: é tenién-dola cercada desa vez; pero ella es muy fuerte porque es cercada de peñas, é lamayor parte anda el rio de Tajo en derredor: é estando dentro grande gente quenon avie cuento, ovo de fallescer la vianda é ovieronse á dar al Rey don Alfonso.E esto fué en el mes de mayo en dia de San Urbano á veynle é tres dias destemes, que fué en la Era de mil é ciento é veinte é finco años, é diérongela destaguisa: que se fincasen ellos en la villa por moradores en sus casas con sus here-dades é con quanto oviesen enteramente; é el rey don Alfonso que oviese elalcázar é la huerta que es allende de la puente de Alcántara que llaman del

rey: é que oviese todas las otras rentas é pechos quesolien dar á los reyes m,oros: é otrosí que la mezquitamayor que fuese siempre de los moros la que agoraes la ygresia catedral .»Las quatro partes enterasde la Crónica de España, que mandó componer el Sere-nísimo rey don Alonso llamado el Samo, quarta parte, párrafo Toledo cobrada.

l «Y es cierto que fué la pérdida de Toledo la total ruina y acaba-

miento del Imperio de los Moros en España por ser esta ciudad elcorazón de toda ella en el assiento y fortaleza. Finalmente el Rey don Alonsola ganó rindiéndose los Moros, cansados y hambrientos, y sin esperanza desocorro, con cuatro condiciones. Que entregarían el Alcázar y las puertas,puentes y huerta del Rey. Que el Rey Hiaya pudiese irse libremente á

Valencia con todos los que le quisiesen seguir, y con sus haciendas. Que el

Rey don Alonso le ayudase á cobrar la ciudad y reino de Valencia. Que los Moros, que quisiesen quedarse

en la ciudad, gozasen libremente de sus haciendas y Fueros, no pagando mas tributo de los que pagaban á

los Reyes Moros. Que la Mezquita mayor (que es adonde agora está la Iglesia madre primada de todas lasEspadas), quedase por suya para celebrar en ella sus bárbaros ritos. Asentados y firmados estos capítulos,abrieron las puertas de la ciudad Domingo dia de San Urbano Papa y Mártir á 25 de Mayo, Era 1123, quees año 1085, habiendo 369, poco mas ó menos, que los Moros la poseían. »(Don Fray Prudencio deSandoval, Historia de Don Alonso el sexto deste nosidre, Era 1123, aijp 1085.)

«Finalmente los Moros vinieron en rendir la ciudad con las condiciones siguientes: El alcázar , las puertasde la ciudad, las puentes, la huerta del Rey (heredad muy fresca á la ribera del rio Tajo ) se entreguen alRey Don Alonso: el Rey Moro se vaya libre á la ciudad de Valencia ó donde el mas quisiere: la mismalibertad tengan los Moros que le quisieren acompañar, y lleven consigo sus haciendas y menage; á los quequedaren en la ciudad no les quiten sus haciendas y heredades; y la mezquita mayor quede en su poder

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I

Au temps de la dynastie mahométane des Beni-Dzén-non (ou Zénon) ilexistait à Toleitola un alcazcir; en effet dans les conditions auxquelles laville se rendit en 1085, aux chrétiens commandés par le Roi de Cas-tille Alphonse VI , il est stipulé que les maures sobligent a livrer lechâteau, avec les ponts, les portes de la ville et le jardin du Roi 1 . Maislédifice royal dont il est ici question devait avoir son siège, non sur lem-placement sélève le monument actuel, mais bien sur celui quavaitoccupé le palais des rois goths, cest-à-dire, lon voit aujourdhui lan-cien hôpital de Santa Cruz et les couvents de Santa et de la Concep-tion. Cette assurance est fondée tant sur lassertion formelle des historiensque sur la coutume constante des islamites, dappropier à leur usage lesconstructions des lieux conquis, non seulement les édifices militaires etcivils, mais jusquaux fabriques religieuses, convertissant en mosquées

1 Le Roi Don Alphonse, dans lannée 20 e de son régné, conduisit contre Tolède une armée, la plusnombreuse quil lui fut possible. Il mit le siège à la ville en en faisant alors le blocus. Tolède est une très-forteposition militaire, entourée quelle est de rochers et du fleuve Tage qui en fait presque le pourtour; mais, étantpeuplée dune inmense quantité de monde, les provisions de bouche vinrent à sépuiser: il fallut donc serendre au Roi Don Alphonse. Cela eut lieu le 23 Mai, jour de la Saint Urbain de lEre 1125, sous les con-ditions que voici:« les habitants de la ville pourraient continuer à y demeurer, en gardant, à toujours, leursmaisons, leurs fonds de terres et tout leur autre avoir: on livrerait à Don Alphonse F Alcazar, le jardin duRoi, qui est hors Tolède au de du pont (F Alcantara: le monarque castillan toucherait tous les impôts et re-venus perçus, jusqu'à ce temps, par les Rois maures ; et, enfin, la grande mosquée qui est à present l'églisecathédrale resterait à jamais au service des mahometans . » (Les quatre parties entières de la Chronique dEs-pagne, quordonna de rédiger le SérÉnisime Roi Don Alphonse surnommé le Savant, quatrième partie, paragrapheTolède reconquise. )

« Et il est vrai que la perte de Tolède fut la ruine totale et lépuisement de lempire des maures enEspagne à cause que celte ville est le cœur de toute la nation tant par son emplacement que par sa fortifi-cation. Le Roi Don Alphonse la conquit enfin, les maures, ayant fait leur reddition fatigués et affamés, et sansespoir de reçevoir des secours: sous quatre conditions ; savoir : qu'ils livreraient l'Alcazar, les portes de laville et le jardin du Roi : que le Roi Hiaya pourrait s'en aller en liberté à Valence , suivi de toux ceux quivoudraient l'accompagner, en emportant tous ses biens; que Don Alphonse l'aiderait à conquérir la ville et leroyaume de Valence ; que les maures qui voudraient rester à la ville, jouiraient librement de leurs biens, garde-raient leurs propres lois,etnepayeraient dautres impôts que ceux qu'ils payaient aux Rois maures ; que la grandeMosquée (qui était se trouve à présent F église mère primée de toutes les Espagnes), resterait aux maho-metans pour y célébrer leurs rites barbares.Ces conditions accordées et signées, les portes de la ville furentouvertes le dimanche jour de la Saint Urbain Pape et Martyr 25 Mai de lEre 1123, c'est-à-dire lannée 1085;les maures layant occupée pendant 369 ans à peu près.»( Don Fray Prudencio de Sandoval, Histoire deDon Alphonse le Sixième de ce nom.Ere 1123, année 1085.)

«Les maures, enfin, saccordèrent à livrer la ville sous les conditions qui suivent: L'Alcazar, les portesde la ville, les ponts et le jardin du Roi (enclos très-frais sur le Tage), seraient livrées à Don Alphonse; leRoi maure s'en irait libre à Valençe à tout autre point: tous les maures qui voudraient Facompagner joui-raient du même avantage et pourraient emporter leur fortune et leur ménage; on rienlèverait point ni biens ni ter-res aux habitants de la ville qui y resteraient; la grande mosquée serait toujours aux maures pour y pratiquer