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de Wamba, después de rescatada de la servidumbre agarena en 1085,pruébanlo, respecto de Santa Leocadia , con la erección del templo par-roquial, levantado há poco sobre el sitio donde era tradición que la Santahabía nacido, la eficacia con que se reedificaron las antiguas basílicas, elamor con que se le dedicaron capillas y memorias, y más que todo, elcariñoso y popular anhelo, con que, según observa un historiador tole-dano, ha sido en Toledo adoptado su nombre por todas las clases sociales,inclusos los varones, desde el glorioso triunfo de Alfonso VI . No osaré-mos determinar individualmente en las dos pinturas referidas la particu-lar representación de cada santa : tomando por guía el lugar que respec-tivamente ocupan y los atributos que las distinguen, podría conjeturarse,sin embargo, que la figura de la izquierda del espectador (que es la pri-mera de la derecha del Santuario) recuerda allí á Santa Leocadia , mién-tras que la del opuesto lado es imágen de Santa Obdulia. La circunstan-cia de ostentar la primera en su mano izquierda el libro de los Evangelios,en cuyo estudio refieren sus primitivos historiadores que fué muy versaday la más significativa de brillar en su nimbo los resplandores de la dobleaureola de la virginidad y del martirio, signos con que la han represen-tado en el cielo los escritores agiógrafos 1 , vienen en apoyo de esta hipó-tesis.
II.
Gomo quiera, y llevando la investigación á terreno ménos hipotético,cúmplenos preguntar, dados todos estos precedentes: Si no es posible du-dar cuál es el desarrollo artístico, á que las Pinturas murales descubier-tas en la Ermita del Santo Cristo de la Luz pertenecen, ¿cuándo fueronhechas?—La respuesta no ofrece para nosotros dificultad alguna; y sinembargo, ántes de exponerla se há menester que recordemos ciertos da-tos históricos y arqueológicos. Describiendo en lugar oportuno las cons-trucciones mudejares, que para formar la Ermita se adhirieron á la an-tigua construcción mahometana, hemos escrito : «La fachada del Nor-deste, única que nos es dado examinar, consta de dos cuerpos, loscuales, en los varios elementos que atesoran en su composición ydistribución y en las líneas generales que presentan, están manifestandoel último desarrollo del estilo mudejar cuando, próximo ya el triunfo delRenacimiento , pide á éste sus máximas y le tributa sus riquezas. Divideuno y otro cuerpo graciosa imposta, compuesta de una hilada de menu-dos dentellones, sobre la cual corre un filete, que recibe otras tres hiladasde ladrillos, cuyo perfil, un tanto lastimado por la intemperie, intentadescribir un talón, revelando así las aspiraciones generales del arte. Le-vántase el primero á la altura de 3 m ,15, en que lo termina la referidaimposta, y hállase decorado de diez y siete arcos ornamentales de mediopunto, cobijados por otros mayores de la misma forma. Gompónese deigual número y guarda idéntica disposición el segundo cuerpo; mas sonlos arcos de muy diversa índole, dando á conocer la tradición mudejar enlos elementos que reflejan : todos ornamentales, presentan, en efecto, laforma túmido-ojival á modo de lanceta en el inscrito, apareciendo losexteriores graciosamente angrelados. Termina este segundo cuerpo en unentablamento de proporciones regulares, cuya disposición descubre elpropósito de imitar el arte antiguo, ó cuando ménos la influencia que es-taba ya ejerciendo el Renacimiento . Fórmanlo dos hileras de dentellones,coronados de filetes como los de la imposta, entre los cuales aparece elfriso, que ostenta cierta notable severidad, alzándose después en seis hi-leras graduales de ladrillos el cornisamento, enriquecido de canecillos,cuya traza conserva todavía el sello del estilo románico , como fuente dedonde toma el mudejar estos y otros importantes miembros arquitectó-nicos» 2 .
Nada tenemos que innovar en esta descripción : el muro del Nordes-te, único de la construcción mudejar que aparece al descubierto, así enla parte que atañe al Crucero como en la que al Abside se refiere, sólopresenta una construcción; y ésta, al tenor de sus caractéres artístico—arqueológicos, no puede sacarse del último tercio del siglo XV, en quereconstruyó el Cardenal don Pedro González de Mendoza la Ermita delSanto Cristo de la Gruz y Nuestra Señora de la Luz, doble advocación,
1 Copiándolos, dice al propósito el doctor Pisa en la Vida de la Santa: «Es coronada en el cielo con dosaureolas, una blanca y otra purpúrea, por los privilegios de virginidad y de martirio» ( Historia de Santa Leo cadia , cap. VI).
9 1.* Parte de esta Monografía, pág. 10.
dans la ville de Wamba, après qu’elle eut été rachetée de la servitudemusulmane en 1085, cela est établi relativement à Sainte Léocadie parl’érection du temple paroissial, construit non loin du lieu où la traditionla faisait naître, par l’activité avec laquelle on réédifia les anciennes ba-siliques, par l’amour qui lui fit dédier des chapelles et des souvenirs, etpar dessus tout, par le zèle affectueux et populaire avec lequel, commel’observe un historien de Tolède , son nom a été adopté dans cette ville partoutes les classes sociales, sans en excepter les hommes, depuis le glorieuxtriomphe d’Alphonse VI. Nous n’osons pas déterminer individuellementdans ces deux peintures la représentation particulière de chaque sainte :en prenant pour guide le lieu, que respectivement elles occupent et lesattributs qui les distinguent, on pourrait toutefois conjecturer que la figu-re à la gauche du spectateur (la première à la droite du Sanctuaire ) rap-pelle Sainte Léocadie tandis que celle du côté opposé est l’image de SainteObdulie. La circonstance du livre des Evangiles, que la première montredans sa main gauche, quand ses historiens primitifs rapportent qu’elleétait très-versée dans l’étude de ce saint livre, et celle encore plus signi-ficative de son nimbe, où brillent les splendeurs de la double auréole de lavirginité et du martyre, signes avec lesquels les écrivains agiographesl’ont représentée dans le ciel 1 , viennent à l’appui de cette hypothèse.
IL
Quoiqu’il en soit, et portant l’investigation sur un terrain moinshypothétique, nous avons à demander, après tous ces précédents : S’iln’est pas possible de mettre en doute la nature du développement artis-tique, auquel les Peintures murales découvertes dans 1’ Ermitage duSanto Gristo de la Luz appartiennent, quand furent-elles faites? La ré-ponse pour nous n’offre pas de difficulté; et cependant avant de l’exposer,nous avons à rappeler certaines données historiques et archéologiques. Endécrivant précédemment et en lieu opportun les constructions mudejares,qui pour former Y Ermitage furent ajoutées à l’ancienne construction ma-hométane, nous avons écrit : «La façade du Nord-Est, l’unique que nouspuissions examiner, se compose de deux corps qui manifestent dans leséléments variés qu’ils rassemblent, dans leur composition et distribution,et dans les lignes générales qu’ils présentent, le dernier développementdu style mudejar , quand le triomphe de la Renaissance est proche, etqu’il emprunte à celle-ci ses maximes, en lui apportant le tribut des ses ri-chesses. Les deux corps sont séparés par une gracieuse imposte, compo-sée d’une petit assise de menus (lenticules, sur laquelle court un filet quireçoit trois autres assises de briques, dont le profil, un peu endommagépar l’intempérie, essaie de décrire un talon, ce qui révèle les aspirationsgénérales de l’art. Le premier corps s’élève à la hauteur de 3 m ,15 où ilest terminé par la dite imposte, et se trouve décoré de dix sept arcs orne-mentaux, de plein cintre, enveloppés par d’autres plus grands de la mêmeforme. Le second corps se compose d’un nombre égal d’arcs, et a unedisposition identique ; mais ces derniers sont d’un caractère bien diffé-rent, et font connaître la tradition mudejare dans les éléments qu’ils pré-sentent. Ils sont tous ornementaux, et ont en effet la forme ojivale-lancéo-lée dans les arcs inscrits, tandis que les arcs extérieurs sont gracieusementcontre-lobés. Ce second corps est terminé par un entablement de propor-tions régulières, dont la disposition découvre l’intention d’imiter l’art an-tique, ou du moins l’influence que la Renaissance exerçait déjà. Il estformé de deux assises de denticules, couronnées de filets comme ceuxde l’imposte, entre lesquelles apparaît la frise, qui présente une certainesévérité remarquable ; au-dessus, après six assises graduelles de briques,s’élève la corniche enrichie de consoles, dont le dessin conserve encorele cachet du style roman , comme la source où le mudejar puise cesmembres architectoniques et d’autres très-importants 2 ».
Nous n’avons rien à ajouter à cette description : le mur du Nord-Est;l’unique de la construction mudejare qui apparaisse à découvert, soit dansla partie correspondant au transept, soit dans celle qui se rapporte àl’abside, ne présente qu’une construction; et celle-ci d’après ses carac-tères artistiques-archéologiques, ne peut se trouver en dehors du derniertiers du XV e siècle, époque où le Cardinal don Pedro Gonzalez de Men-doza reconstruisit I’Ermitage du Santo Cristo de la Luz et Nuestra
1 En les copiant, le docteur Pisa dit à ce propos dans la Vie de la Sainte: «Elle est couronnée dans leciel de deux auréoles, l’une blanche et l'autre pourpre, par les privilèges de la virginité et du martyre» ( Histo-ria de Santa Leocadia , cap. VI).
* i. r Partie de cette Monographie, p. 10.