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MEZQUITA LLAMADA DE LAS TORNERIAS.
ay en Toledo un monumento, ignorado deltodo ó visto con desdeñosa indiferencia, quedebe llamar muy especialmente la atención porsu grande importancia en la historia de la arqui-tectura de los árabes. Pocos son los viajeros quellegan á visitarlo por aquella causa, y nadie ha hechode él la mención mas leve que nosotros sepamosb—Con semejantes palabras empezábamos en 1845 ladescripción del edificio, cuyo nombre sirve de epí-grafe á estas líneas; y en verdad que, renovadosaquellos estudios y examinada con mayor detenimiento tan pere-grina fábrica, si podemos ya fijar su carácter, teniendo por seguro quehubo de ser en su primitiva edad mezquita mahometana 2 , no vacilamoshoy en concederle la misma importancia arqueológica, clasificándola, aquícomo allí, entre los edificios del período de imitación que en su vario des-arrollo constituyen el estilo del Califato.
Sometida en el trascurso de muchos siglos á caprichosas modificacio-nes, y lo que es peor, destinada á usos muy diferentes de aquel para quefué construida, ha llegado á nuestros dias (no sin verdadera admiración)la antigua mezquita mahometana, dividida por multitud de tabiques quesirven de linde á tres diferentes tiendas, las cuales forman otras tantaspropiedades 3 . ¿Cómo se conservó durante la edad media? ¿A qué uso ladestinaron los cristianos , rescatada ya la ciudad?.... Preguntas son estasde muy difícil, si no de imposible satisfacción, tras el silencio que hanguardado unánimes los escritores toledanos respecto de esta singular
Il existe à Tolède un monument ignoré ou regardé par tout le monde avecla plus complète indiférence, mais digne de fixer très particulièrement no-tre attention à cause de sa haute importance dans l’histoire de l’architec-ture des arabes. Il est rarement visité par les voyageurs et nous ne sachonspas que personne en ait jamais fait mention, même la plus insigni-fiante b —Telles sont les paroles par lesquelles nous commencions en 1845la description de l’édifice dont le nom est en tête de ces lignes. Maintenantque nous avons recommencé ces études et examiné plus minutieusementune si rare construction, nous pouvons déjà en fixer le caractère, certainsque nous le sommes qu’elle dut être primitivement une mosquée maho-rnétaneb Nous n’hésitons donc plus à lui accorder la même importancearchéologique, et nous la classons, aujourd’hui comme alors, parmi les bâti-ments de cette période d’imitation qui, dans ses divers.développements,constitue le style du Califat.
Soumise pendant plusieurs siècles à de bizarres modifications et, cequi est encore pis, destinée à des usages bien différents de ceux pour les-quels elle fut bâtie, l’ancienne Mosquée (chose vraiment étonnante), est ar-rivée jusqu’à nous, et elle se trouve aujourd’hui partagée par un grandnombre de cloisons qui en font trois boutiques appartenant à autant de pro-priétaires 3 . Gomment se conserva-t-elle au moyen-âge? A quel usage ladestinèrent les chrétiens après la reprise de la ville? Voilà des questionsauxquelles il est très difficile et même presque impossible de répondre,après le silence qu’ont gardé à l’égard de cette singulière construction tous
1 Toledo Pintoresca, pág. 307.
2 Este convencimiento lia producido en nuestro ánimo el estudio de sus plantas y alzado, confiado porla Comisión al distinguido profesor don José Picón, habiéndonos ya sido posible gozar el conjunto de la Mez-quita, cosa hasta ahora irrealizable por las razones apuntadas en el texto. Justo es dejar consignado que noshemos valido también de los apuntamientos hechos por el Sr. Picón respecto de la parte meramente facul-tativa.
3 Llevan estas propiedades en la calle de las Tornerías, de que toma nombre la Mezquita, los números 17y 18, comunicándose con la plazuela del Solarejo, puesta al otro lado del edificio, como después notaremos.
1 Toledo Pintoresca , pág. 307.
2 Telle est la conviction qu’a produite en nous l’examen des plans et hauteur de la Mosquée dont l’étudea été confiée par la Commission à Mr. Picón (Joseph), professeur distingué. Cette circonstance nous a misá môme de jouir de l’ensemble de ce monument, chose jusqu’à ce jour irréalisable par les raisons que nousavons indiquées dans le texte. Il est juste aussi de dire que nous nous sommes servis des notes prises parMr. Picón pour ce qui appartient á la partie technique.
3 Les propriétés situées dans la rue des Tornerías, dont la Mosquée prend le nom, portent les nù-méros 17 et 18) et communiquent s^ec lu petite place du Sola 1 ) située de 1 autre côte de 1 Gdiflce 5 commenous le ferons remarquer plus bas.