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de la penitencia se dedicó á Nuestra Señora de la Piedad, agregándose aledificio algunas casas contiguas, y construyéndose tres capillas en formade ábside en los testeros de la nave mayor y de sus inmediatas colatera-les. Posteriormente se unió á este beaterío otro denominado de Jesns yMaría, existente en la parroquia de Santiago del Arrabal. Fué objeto dela piadosa fundación del prelado, el apartar de sus costumbres licenciosasal mayor número posible de las muchas mujeres mundanas que infestabanel arzobispado de Toledo , dándose en ella caritativo asilo á las que arre-pentidas de su disolución quisieran retirarse á implorar la divina miseri-cordia haciendo vida austera y penitente. El devoto fundador vió coro-nado su deseo; pero pocos años después de su muerte, acaecida en 31 deMayo de 1557 quedó suprimido el instituto, según terminantemente noslo dice la misma preinserta inscripción. La causa de esto hubo de ser quela comunidad de arrepentidas fué progresivamente disminuyendo por faltade novicias, y que á pesar de haber pretendido, para obtener nuevos in-gresos de estas, que el Papa relajase la regla permitiendo entrar en lacongregación á mujeres honestas, la Santa Sede no quiso concederlo enatención á estar expedidas las bulas de fundación con la condición expre-samente solicitada por el arzobispo de la Santa Iglesia Primada de que allísolo habian de acogerse meretrices.
La Comisión provincial de Monumentos históricos y artísticos, deplo-rando, como deplorábamos todos los amantes de las glorias de nuestranación, que edificio tan precioso é interesante para la historia del arte enEspaña permaneciera por mas tiempo dedicado á usos que no podían me-nos de perjudicarle, consiguió, hará diez años sobre poco mas ó menos,que se pusiese bajo su inmediata custodia. Con el mas laudable celo le hacuidado desde entonces, reparando su fábrica, pavimento y techados, res-taurando sus deterioradas labores de yeso y volviendo á colocar en sucapilla mayor el altar que antiguamente tuvo.
La sinagoga consta de cinco naves que van piramidando desde lasúltimas colaterales hasta la central que hace el vértice. (Véase la láminade Secciones y detalles de la antigua Sinagoga , hoy iglesia de Santa Ma-ría la Blanca). Ninguna de las fachadas corre paralela á su contraria, for-mando por lo mismo la planta, en los muros exteriores del monumentouna figura irregular de cuatro lados todos desiguales, y de ángulos, agudouno, el de la parte de Sudeste, y obtusos mas ó menos los tres restantes.No así las naves, cuyo paralelismo es perfecto, habiendo el arquitectoconseguido esto dando á la menor septentrional menos anchura que á lasdemas por el lado de la imafronte, y mas que á su colateral por el teste-ro, aumentando así su anchura según que va marchando de Occidentehácia Oriente. Divídense unas de otras las naves por medio de arcos sos-tenidos por columnas, y de muros que sobre estas y aquellos cargan.Cúbrelas una techumbre de maderámen protegida de la intemperie portejas acanaladas según la común usanza de nuestra península. Son sus di-mensiones 12 metros y 50 centímetros de altura en la nave central;9 y 95 en las inmediatas colaterales, y 7 en las otras dos; la anchura enla primera 4 y 40; en las segundas 3 y 74, y en las terceras 3 y 24 ladel Mediodía, variable desde 1 y 20 hasta 3 y 68 la del Septentrión: elgrueso de los muros es de 63 centímetros. Estos tienen de largo 21 metrosy 92 centímetros el oriental; 18 metros y 96 centímetros el contrario;28 y 52 el meridional; 26 y 4 el del Occidente.
Octágonas son las columnas que dividen las naves, y fabricadas de la-drillo. Su parte superior se reviste del yeso que forma los capiteles. Estospresentan, sobre un astrágalo funiculado, follajes con los tallos enlazados,hojas agudas y envueltas á manera de volutas y pifias: el ábaco se halla em-bebido en los arranques de los arcos. Las basas, octágonas como los fustes,son meros plintos de algo mayor diámetro que aquellos. (Véase la láminaParte de la sección de la antigua Sinagoga, etc.)
Los arcos, también de ladrillo, son de herradura, de un solo centro,achaflanados en sus ángulos y sin archivolta.
Los adornos de yeso que revisten los muros erigidos sobre los arcos ycolumnas comienzan en el trasdós ó punto en que termina la rosca de la-drillo. Divídense en dos zonas: la primera compuesta principalmente delacerías y ataurique; la segunda de arquitos ornamentales y columnillas quelos sostienen.
La primera, que es la inferior, presenta en las enjutas ó mas bientímpanos de los grandes arcos, medallones circulares llenos de lacería ó detracería, y rodeados de ligero ataurique con hojas corvas y envueltas, elcual, formando postas á los lados del medallón, se extiende hasta cerca de
la pénitence fut dédié a Notre-Dame-de-la-Pitié : on réunit à l’édifice quel-ques maisons contiguës, et l’on construisit trois chapelles en forme d’ab-sides au fond de la nef et des bas-côtés. A une époque postérieure ony adjoignit un autre béguinage dit de Jésus et Marie qui existait dansla paroisse de Saint-Jacques-du-faubourg. L’objet que ce prélat se pro-posait par cette fondation pieuse était de faire abandonner leur vie li-cencieuse au plus grand nombre possible de femmes perdues qui infes-taient l’archevêché de Tolède , en offrant charitablement dans ses mursun asyle à celles qui se repentant de leur dissolution voudraient entrer dansla retraite pour y implorer la miséricorde divine et mener une vie d’austé-rité et de pénitence. Le pieux fondateur de cet établissement vit son vœucouronné: mais bien peu d’années après sa mort, arrivée le 31 Mai 1557,le refuge fut supprimé ainsi que nous le dit en termes formels l’inscriptionci-dessus. La cause en fut probablement que la communauté de repentiesdiminua progressivement faute de novices, et ce fut en vain que l’onadressa une supplique au Pape pour lui demander de réformer la règle enpermettant à des femmes honnêtes d’entrer dans la congrégation, dans lebut d’y attirer de nouvelles religieuses: le Saint-Siège refusa d’accéder àcette demande, par la raison que la bulle pour la fondation avait été dé-livrée à la condition expresse, réclamée par l’archevêque de la Sainte-Egliseprimatiale, que nulles que des courtisanes ne pourraient y être admises.
Déplorant, avec tous les amis de nos gloires nationales, qu’un édificeaussi précieux et aussi intéressant pour l’histoire de l’art en Espagne restâtplus long-temps affecté à une destination qui ne pouvait que l’exposer à sedétériorer, la commission provinciale des monuments historiques et artis-tiques obtint, il y aune dixaine d’années environ, qu’il fût mis sous sagarde immédiate. Celle-ci depuis lors en a pris soin avec le zèle le pluslouable : elle en a fait réparer la fabrique, le pavé et la toiture, restaurerles travaux en plâtre qui étaient délabrés, et placer dans la grande Cha-pelle l’autel qu’elle avait eu anciennement.
La synagogue se compose d’une nef et de quatre bas-côtés qui s’élè-vent en pyramidant à partir des deux dernières latérales jusqu’à la nef quifait le sommet. (Voir la planche « Sections et détails de l'ancienne synago-gue, aujourd'hui église de Sainte-Marie-la-Blanche»). Aucune des faces nes’étend en ligne parallèle avec la face opposée, d’où il suit que le plan,dans les murs extérieurs du monument, forme une figure irrégulière àquatre côtés, tous inégaux, l’un à angle aigu, celui de la partie Sud-est, etles trois autres à angles plus ou moins obtus. Il n’en est pas de même dela nef, et des bas-côtés dont le parallélisme est parfait, résultat que l’archi-tecte a obtenu en donnant au plus petit, placé au nord , moins de largeurqu’aux autres du côté de la façade, et devantage qu’à la nef collatérale,dans le chevet, augmentant ainsi progressivement la largeur dans la directionde l’ouest à l’est. La nef et les bas-côtés sont séparés par des arcs qui reposentsur des colonnes, et par des murs qui, avec les arcs, s’appuient sur ces der-nières. Ils ont pour couverture une toiture en bois que préservent de l’in-tempérie des tuiles cannelées, d’usage ordinaire dans notre péninsule. Leursdimensions sont: 12,50 de haut, dans la nef du centre: 9,95, dans lesdeux nefs sui vantes, qui flanquent la première, et dans les deux dernières, 7mètres: elles ont de large, la première, 4,40; les secondes, 3,74; et lestroisièmes 3,24; la largeur varie de 1,20 au midi à 3,68 au nord; lesmurs ont 63 centimètres d’épaisseur; celui de l’est a 21,92 de long; celui
de l’ouest 18,96; celui du midi 28,52; et celui du nord 26,4.
Les colonnes qui séparent la nef et les bas-côtés sont octogones etfaites de briques; dans le haut, des couches superposées de plâtre formentles chapiteaux. Le long d’un astragale à torsade régnent des feuillagesà tiges enlacées et à feuilles à pointes aigües, enroulées en laçon de vo-lutes et de pommes de pin; l’abaque est enfermé dans les arrachements desarcs. Les bases, octogones de même que les fûts, sont de simples plinthesd’un diamètre un peu plus grand que celui de ces derniers (Voir la plan-che Partie de la section de l'ancienne synagogue etc.)
Les arcs, pareillement en briques, sont en forme de fer-à-cheval, àun seul centre, abaissés à leurs angles et sans archivolte.
Les ornements en plâtre qui revêtent les murs, élevés sur les arcs et lescolonnes, prennent au extrados, ou point où termine la voûte en briquedes arcades. Ils se partagent en deux zones composées, la première, enmajeure partie, d’entrelacs et de rinceaux; la deuxième de petits arcs or-nementaux et de colonnettes qui leur servent de supports.
La première, celle du bas, porte, dans les tympans des grands arcs,des médaillons circulaires, pleins d’entrelacs et entourés d’un léger rin-ceau à feuilles enroulées, formant des postes aux côtés du médaillon, ets’étendant jusqu’auprès des clefs de voûte des arcs, tandisque deux de ses