la de la meridional, moderna como la anterior, consta de dos columnitasy un cornisamento, en cuyo friso se lee la inscripción siguiente:
Sancta María, succurre miseris.
Las ventanas de la nave mayor que dan hácia esta parte del edificio,tienen la notable particularidad de que, siendo en el exterior un arcoapuntado por allegamiento, se abocina en el interior y toma aquí la formatrebolada.
La estructura de la antigua sinagoga, hoy iglesia de Santa María laBlanca, según resulta de lo arriba indicado, pertenece, por lo respectivoá la construcción, al arte mahometano, estilo del Califato; mientras porsu ornamentación corresponde al arte cristiano , estilo mudéjar, una delas importantes modificaciones que la arquitectura sufrió en nuestra pe-nínsula, y que consistió en la mezcla de los caractéres arquitectónicos deambos artes, cristiano y mahometano, y en la adición de otros nuevos; mo-dificación verificada en las comarcas españolas en que imperaba el cristia-nismo; estilo empleado exclusivamente en la construcción de templos yotros edificios destinados al uso de los adoradores del Redentor.
No se encuentra, en el monumento de que tratamos, ni aun la masleve reminiscencia arquitectónica de las primitivas construcciones hebrai-cas: sus verticales muros de manipostería y ladrillo, no recuerdan los deenormes sillares y en talús que aún subsisten del templo de Salomón ; suplanta de cinco naves divididas por arcos sobre columnas, dista mucho dela paralelógramo-rectangular de este, distribuida entre el vestíbulo, elSanta , y el Santa Santorum, y sin columnatas ni arquerías en el interior.La ornamentación de la sinagoga carece de toda semejanza con la de losrestos monumentales que la Judea conserva, anteriores á la dispersión delos israelitas: no presenta ni las pilastras y columnas empotradas, ni los tri-glifos y coronas de los sepulcros de Absalon , de Zacarías , y de los Reyesde Judá; ni los frontones triangulares sobre los ingresos como los de Josa-fat y de los Jueces, y otro cercano á Jerusalen ; ni las palmetas y demasfollajes que parecen elegante prototipo de los bizantinos, y adornan losfragmentos de la Puerta Dorada de la Ciudad Santa y la del recinto deltemplo hierosolimitano, el tímpano que corona la entrada del sepulcro delos Jueces, y la fachada y sarcófagos del ya citado de los Reyes de Judá;ni los racimos de uvas, las granadas, bellotas y hojas de viña, de encina yde olivo que se ven en la misma fachada y en la tapa de la tumba que sedice de David 1 ; ni, finalmente, las redes, cadenas, granadas y obra á modode azucenas con que, según el Antiguo Testamento 2 , adornó los capitelesde las columnas del pórtico del templo de Salomón , el sábio é inteligenteartista fenicio Hiram de Tiro, hijo de un tirio y de una mujer de la tribu deNeftalí . Si hay pifias entre los ornatos así de Santa María la Blanca comodel referido sepulcro de David, las formas y colocación de las de aquelladifieren mucho de las de este, al par que las primeras se asemejan comple-tamente á las innumerables que, en situación análoga, se ostentan en loscélebres alcázares de los reyes nassritas; debiendo deducirse por tanto,aunque no hubiese como hay otras muchísimas razones no menos pode-rosas, que el tipo de las pifias esculpidas en la antigua sinagoga de To ledo no provino directamente de los primitivos monumentos de Jerusalen ,sino de la célebre Alhambra ó de otras construcciones de Granada .
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grande simplicité: celui du midi, moderne de même que le précédent, secompose de deux petites colonnes et d’un entablement dont la frise portel’inscription suivante:
Sancta Maria , succurre miseris.
Les fenêtres de la grande nef qui donnent de ce côté de l’édifice,offrent une particularité remarquable: c’est que l’arc étant à pointe par en-corbellement à l’extérieur, s’évase à l’intérieur et prend la forme de trèfle.
La structure de l’ancienne synagogue, aujourd’hui église de SainteMarie-la-Blanche, appartient, ainsi que nous l’avons dit plus haut, en cequi touche à la construction, à hart niahométan , style du caliphat, tan-disque sous le rapport de l’ornementation, elle relève de Y art chrétien ,style mudéjar , une des modifications les plus importantes que souffrit l’ar-chitecture dans notre péninsule, et qui consista dans le mélange des ca-ractères architectoniques des deux arts, le chrétien et le niahométan,et dans l’agrégation d’autres caractères nouveaux : cette modification sefit dans les provinces où dominait le Christianisme, et fut un genre em-ployé exclusivement dans la construction des temples et autres édificesdestinés à l’usage des adorateurs du Sauveur.
Dans le monument dont il est ici question, on ne retrouve pas la moin-dre réminiscence architectonique des premières constructions hébraïques:les murs verticaux faits de maçonnerie et de briques n’ont rien qui rap-pelle les murs à grandes assises et à talus qui subsistent encore du tem-ple de Salomon: le plan à cinq nefs, séparées par des arcs posés sur descolonnes, est bien loin de celui qu’offre ce dernier, avec son parallélo-gramme rectangulaire réparti entre le vestibule, le Saint, et le Saint desSaints, sans colonnades ni rangées d’arcs à l’intérieur. L’ornementationde la synagogue ne présente aucun point de ressemblance avec les restesmonumentaux que conserve la Judée , et qui sont antérieurs à la disper-sion des Israélites: elle n’offre ni les pilastres et les colonnes enchâsséesdans les murs, ni les triglyphes et les couronnes que l’on remarque surles tombeaux d’Absalon , de Zaccharie et des Rois de Juda; ni les fron-tons triangulaires sur les entrées comme celles de Josaphat et des Juges,et une autre près de Jérusalem , ni les palmettes et autres feuillages quisemblent le prototype élégant de ces mêmes détails de l’ornementation by-zantine et décorent les fragments de la Porte Dorée delà ville Sainte, et decelle de l’enceinte du temple de Jérusalem , le tympan qui couronne l’en-trée du tombeau des Juges, et la façade et les sarcophages de celui desRois de Juda, dont nous avons déjà parlé; ni les grappes de raisin, lesgrenades, les glands, les feuilles de vigne, de chêne et d’olivier que l’onvoit sur cette même façade et sur le couvercle du tombeau dit de David ',ni enfin les filets, les chaînes, les grenades et le travail à la façon de lysavec lesquels, d’après l’Ancien Testament 2 , le savant et habile artiste phé-nicien Hiram de Tyr, fils d’un tyrien et d’une femme de la tribu deNephtali , embellit les chapiteaux des colonnes du porche du temple deSalomon. S’il y a des pommes de pin parmi les ornements, tant de SainteMarie-la-Blanche que du tombeau de David, ces dernières diffèrent beau-coup des premières par la forme et la position: celles-là ressemblentcomplètement à la foule de celles qui se montrent, dans une situationanalogue, sur les célèbres châteaux des Rois Nassrites; d’où l’on doit con-clure, quand même il n’y aurait pas d’autres raisons pour cela, et il enexiste une foule d’autres non moins puissantes, que le type des pommesde pin sculptées dans l’ancienne synagogue de Tolède , ne provint pas di-rectement des monuments primitifs de Jérusalem , mais bien de la fa-meuse Alhambra et d’autres constructions de Grenade.
1 Hace sobre diez años que este sepulcro fué trasladado de Jerusalen à Paris, y depositado en el museodel Louvre, por el distinguido arqueólogo Mr. F. de Saulcy , que también trajo copias fotográficas de otrosmonumentos aquí mencionados, y que en 1858 publicó en aquella capital una obra muy importante tituladaHistoire de l'art judaïque tirée des textes sacrés et profanes.
2 Libro tercero de los Reyes, cap. VU, v. 16 y siguientes: Duo quoque capitella fecit, qim ponerentursuper capita columnarum : fusilia ex cere: quinque cubitorum altitudinis capitellum alterum:—et quasi inmodum retis et catenarum sibi invicem miro opere contextarum. Utrumque capitellum columnarum fusileerat : septena versuum retiacula in capitello uno, et septena retiacula in capitello altero.—Et perfecit colum-nas, et duos ordines per circuitum retiaculorum singulorum, ut tegerent capitella, quee erant super summi-tatem, malogranatorum; eodem modo fecit et capitello secundo. — Capitella autem equee erant super capitacolumnarum, quasi opere lilii fabricata erant in porticu quatuor cubitorum.—Et rursum alia capitella in sum-mitate columnarum desuper juxta mensuram columnœ contra retiacula : malogranatorum autem ducenti ordi-nes erant in circuitu capitelli secundi.—Et statuit duas columnas in porticu templi, cumque statuisset colum-nam dexteram, vocavit eam nomine Jachin: similiter erexit columnam secundam, et vocavit nomen ejusBooz.—Et super capita columnarum opus in modum lilii posuit, perfectumque est opus columnarum.
1 II y a environ dix ans que ce tombeau a été transporté de Jérusalem à Paris , et déposé dans le muséedu Louvre, par le savant archéologue Mr. F. de Saulcy , qui a rapporté aussi des copies photographiées desautres monuments que nous venons de citer, et qui en 1858 publia à Paris un ouvrage très-important intitu-lé: Histoire de l'art judaïque, tirée des textes sacrés et profanes.
2 Livre troisième des Rois, chap. VII, v. 16 et suivans: Duo quoque capitella fecit, quœ ponerentur supercapita columnarum: fusilia ex cere: quinque cubitorum altitudinis capitellum alterum:—et quasi in modumretis et catenarum sibi invicem miro opere contextarum. Utrumque capitellum columnarum fusile erat: septenaversuum retiacula in capitello uno, et septena retiacula in capitello altero.—Et perfecit columnas, et duosordines per circuitum retiaculorum singulorum, ut tegerent capitella, quœ erant super summitatem, malogra-natorum: eodem modo fecit et capitello secundo. — Capitella autem quœ erant super capita columnarum, quasiopere lilii fabricata erant in porticu quatuor cubitorum.—Et rursum alia capitella in summitate columnarumdesuper juxta mensuram columnœ contra retiacula: malogranatorum autem ducenti ordines erant in circuitucapitelli secundi.—Et statuit duas columnas in porticu templi, cumque statuisset columnam dexteram, voca-vit eam nomine Jachin: similiter erexit columnam secundam, et vocavit nomen ejus Booz.—Et super capitacolumnarum opus in modum lilii posuit, perfectumque est opus columnarum.