Buch 
6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
Entstehung
Seite
52
JPEG-Download
 

MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA .

encorvados con sumo garbo. Es muy común en estas fíbulas y broches laforma de escudo, ya circular, ya ovalar; pero lo es más la de cruz dis-frazada, combinación de rectángulos y círculos, aquéllos con los lados ar-queados, y éstos convertidos en cartelas. Casi todas las fíbulas en formade cruz llevan á la cabeza un tablero rectangular, más ó ménos exornado.

Ya hemos dicho que las flores y las hojas, y todo lo que propiamentese denomina ornato phyllomórphico ó vegetal , se halla perentoriamenteproscrito por el arte germánico , el cual sustituye á estos generadores queá tan graciosos motivos de ornamentación se prestan, los de meras figu-ras geométricas, y lacerías infinitas combinadas con extraordinario inge-nio. También se notan en los artefactos germánicos á que aludimos multi-tud de grecas de extraordinaria variedad, de las comunes á muchos pue-blos de Oriente y de Occidente, del Mediodía y del Norte; pero son porlo general de líneas curvas, como las postas y doble postas, las séries denudos, los trenzados, los retorcidos, los zigzags ondeados; y nos ofrecencon ménos frecuencia grecas rectilíneas, de las que usaban muchos pue-blos orientales imitadores de los griegos y de los romanos en las infinitascombinaciones de los meandros. Ya vemos cuáles de estos elementos deornamentación son germánicos puros, y cuáles no. A excepción de las re-feridas grecas de trenzas, nudos, postas, etc., todo lo demas es comple-tamente extraño al arte ornamental clásico del Oriente.

Hay en verdad entre los restos de espadas escandinavas uno que ofreceparticular interes por la fisonomía bizantina que á primer aspecto presenta.Tiene el puño, en la guarnición y en el pomo, preciosas grecas de arcio-nes, trenzas y nudos, y en las junturas de la empuñadura propiamentedicha con el pomo y la guarnición, haciendo á modo de basa y capitel,dos piezas de orfebrería de planta exagonal, cuyas caras, en forma detrapecios un tanto cóncavos, están exornadas con lacería que recuerdamucho la de los entrelazos bizantinos, anglo-sajones ó llamados célticos,moriscos, siriacos, etc. Pero si bien se observan las circunvoluciones desus lazos, este primer aspecto es engañador, porque falta en ellas de todopunto la combinación simétrica que caracteriza los entrelazos orientales.Más fidelidad con los modelos célticos ó anglo-sajones guardan las grecasde la guarnición y del pomo; mas esto no quita su carácter germánico alobjeto, como tampoco se lo quita á la agujeta de plata (núm. 427 de lamisma Colección) la greca de graciosas postas contornada de doble zigzagque ostenta en su plano; porque estos accidentes todo lo más que puedensignificar es que el arte germano que los produjo en el siglo VI ó VII,habia experimentado, como la experimentaba en aquella misma época elarte llamado céltico , la influencia del arte de Oriente.

Veamos por el contrario ejemplos de orfebrería nordo-germánica pura,independiente de las prácticas y tradiciones ornamentales de la escuelabizantina. Hay en el Museo de Copenhague un magnífico collar de oroprocedente de Skania, y señalado en la referida obra de Montelius con elnúm. 455, que puede citarse como muestra de ornamentación germánica genuina. Fórmalo una gran joya rectangular semejante á un pectoral, pen-diente de un cordon adornado de botones ovales, construidos de alambrede oro en espiral. Este cordon sujeta la referida joya por medio de dos asasó colgaderos, y el rectángulo de esta joya presenta en su lado superioruna gran muesca que la hace adaptable á la garganta. Su ornato se re-duce á lo siguiente. Sobre un fondo de menudísimos circulitos, no mayo-res que cabezas de alfiler, y dispuestos en apretadas hileras que llevan en-contrada dirección, ora horizontal, ora perpendicular, ora diagonal, cam-pean dos grandes círculos que presentan en la alhaja la misma disposiciónque los ojos en el semblante humano; estos dos círculos, contornados porun cordoncillo graneado, indican haber sido dos chatones, en que huboalgún dia dos enormes piedras preciosas, engarzadas, como se usa hoy, re-plegando sobre ellas el borde del metal. Ademas de estos círculos, ocupanel plano de la joya otros cinco chatones pequeños, cuatro hácia los án-gulos en forma de almendra, y uno triangular en la parte superior; y elresto del espacio se ve realzado con culebrillas enroscadas muy espacia-das entre, de relieve y de labor prolija, muy parecida á la filigrana.Contornan esta pieza por sus costados y su lado inferior siete excrescenciasde forma semejante á la cabeza aplanada del lagarto, y en que veríamosacaso una elemental indicación de la hoja del trébol, si no hubiéramos ad-vertido que el ornato germánico excluye resueltamente todo elemento ve-

belles grecques et recourbés avec beaucoup de style. La forme de bou-clier, circulaire ou ovalaire, est très-commune dans ces fibules et dansces broches, mais celle de la croix lest plus encore : de la croix déguiséedans une combinaison de rectangles et de cercles, ceux- avec les côtésarqués et ceux-ci convertis en cartouches. Presque toutes les fibules enforme de croix portent en tête comme une tablette rectangulaire plus oumoins ornée.

Nous avons déjà dit que les fleurs et les feuilles, et tout ce quonappelle proprement ornementation phyllomorphique ou végétale, se trou-ve péremptoirement exclu de lart germanique, lequel substitue à ces gé-nérateurs se prêtant si bien à tant de gracieux motifs dornement, ceuxdes simples figures géométriques, et des entrelacs infinis combinés avecune originalité extraordinaire. On remarque aussi dans les œuvres germa-niques dont nous nous occupons, une multitude de grecques dune gran-de variété, de celles qui sont communes à beaucoup de peuples de lOrientet de lOccident, du Midi et du Nord; mais elles sont en général en lignescourbes, comme les postes et les contre-postes, les séries de nœuds, lestresses, les torsades, les zigs-zags onduleux; elles nous offrent aussi avecnon moins de fréquence , des grecques rectilignes, de celles quemployaientbeaucoup de peuples orientaux imitateurs des grecs et des romains dansles combinaisons infinies des méandres. Ne distingons-nous pas déjà par-mi tous ces éléments dornementation, ceux qui sont germaniques purs,et ceux qui ne le sont pas? A lexception de ces grecques, de ces tresses,de ces torsades, postes, etc., tout le reste est complètement étranger àlart ornemental classique de lOrient.

Parmi les débris dépées Scandinaves, il y en a un qui en vérité offreun intérêt particulier par la physionomie byzantine quil présente au pre-mier coup dœil. La poignée nous montre à la garde et au pommeau desprécieuses grecques, des tresses et des nœuds, et dans les jointures de lapoignée proprement dite avec le pommeau et la garde, en manière debase et de chapiteau, deux pièces dorfèvrerie en plan hexagonal dont lesfaces, en forme de trapèzes, un tant soit peu concaves, sont ornées den-trelacs qui rappellent beaucoup les entrelacs byzantins, anglo-saxons ouceltiques, les moresques, syriaques, etc. Mais si lon observe attentive-ment les circonvolutions de leurs nœuds, ce premier aspect est trompeur,car il leur manque absolument la combinaison symétrique qui caractériseles entrelacs orientaux. Les grecques de la garde et du pommeau sont plusfidèles aux modèles celtiques et anglo-saxons; mais cela nôte pas à lobjetson caractère germanique ; pas plus que la grecque de gracieuses postes,contournée par un double zig-zag, ne lôte à laiguillette dargent (n.° 427de la même collection) sur le plat de laquelle elle se montre; parce queces accidents peuvent tout au plus signifier une chose, cest-à-dire, quelart germain dont ils furent issus au VI e ou au VII e siècle, avait déjà subi,comme le subissait à cette même époque lart appelé celtique, linfluencede lOrient.

Voyons au contraire des exemples de cette autre orfèvrerie nordo-germanique pure, cesi-à-dire, indépendante des pratiques et des traditionsornementales de lécole byzantine. Il y a dans le Musée de Copenhagueun magnifique collier dor procédant de Skanie et signalé dans lœuvre deMontelius par le n.° 455, lequel peut être cité comme échantillon dor-nement germanique pur. Cest un grand joyau rectangulaire semblable àun pectoral, suspendu à un cordon orné de boutons ovalaires de fil doren spirale. Ce cordon soutient le joyau au moyen de deux anses, et lerectangle de ce bijou présente sur son côté supérieur une grande échan-crure qui lui permet de sadapter à la gorge. Son ornementation se ré-duit à ceci: sur un fond de très-petits cercles, pas plus grands que des tê-tes dépingle, et disposés en files serrées dont les directions sont tantôthorizontales, tantôt perpendiculaires, ou diagonales, se montrent deuxgrands cercles qui présentent dans le joyau la même disposition que lesyeux dans le visage humain; ces deux cercles, contournés par un petitcordon granulé, indiquent quils ont été auparavant deux chatons, ont exister deux énormes pierres précieuses, fixées par un léger rabattu dumétal; outre ces deux cercles, le plat du joyau est occupé par cinqautres petits chatons, quatre vers les angles en forme damande, et untriangulaire à la partie supérieure; le reste de lespace est rehaussé parde petites couleuvres enroulées, très-espacées entre-elles, en relief et duntravail scrupuleux, qui ressemble au filigrane, sans toutefois se confon-dre avec lui. Cette pièce est entourée par ses côtés et par son bord in-férieur de sept excroissances dune forme semblable à la tête aplatie dulézard, et dans lesquelles nous croirions voir peut-être une indication ru-dimentaire des feuilles de trèfle, si nous navions pas remarqué que lor-

A

12 323 foi.