2 Discours préliminaire
corps , quoiqu’ils ne lui soient appliquésqu’en très-petite quantité. En vertu dufécond , ils bouleversent en peu de teinsPéconomie animale, par le trouble qu’ilsexcitent dans les fonctions des parties ib.lides Sc fluides de notre corps ; en sortequ’il en résulte les symptômes les plus gra.ves & même la mort. En troisième lieu,íì après avoir causé ces désordres , ilsviennent à passer de l’eítomac & des en-trailles dans les secondes voyes , c’eít-à-dire, dans les vaisseaux, ce qui arrive ce.pendant rarement » par la raison rappor.tée, ils pervertissent les fluides les plus dé-liés, & irritent les parties les plus sensibles.
II elì des choses qui nuisent considé-rablement en peu de tems, & causent mê-me la mort, sans qu’on doive pour celales mettre au rang des poisons : telles font,par exemple, l’eau froide, bue en quantitéayant chaud, ou excessivement froid; l’a-bus des liqueurs spiritueuses, &c. J’ai mêmevu un Théologien Allemand devenir ma-niaque dans Pespace d’une journée , pours’être gorgé d’une grande quantité d’eau.II courrait par la maison en hurlant com-me un forcené; aussitôt qu’on lui eût ótél’eau, & donné du vin &du bouillon, ilrecouvra sa premiere raison. Enfin les re-rnedes même les plus innocens & les plusutiies, deviennent tous les jours íuneítes,