4 Discours préliminaire
sembleroient réunir les remedes aux^oi-sons, quand une fuite non interrompue &bien démontrée de nuances impercepti.blés des uns aux autres, confondroit tousles genres , efpeces & variétés, au pointqu’il n’y eût que des individus ; on ieroittoujours obligé d’accorder à la foibleffede l’efprit humain & de fa mémoire desdivisions générales, & fous celles-ci dessubstances. Autrement il ne feroit pas potfíble de s’entendre, de ne pas fe perdredans la multitude de ces objets , ni parconséquent d’en faire une étude suivie : àquoi pourroit-on reconnoítre ces diver-ses substances ? comment les comparer en-semble, & qu’elle place assigner à cellesqu’on découvriroit dans la fuite ?
11 a donc fallu fixer des limites, qui dé-signassent , autant du moins que l’expé-rience a pu le permettre , un point de sé-paration , qui servit à distinguer les renie-des d’avec les poisons , en forte que ceux-làfinissent là où ceux-ci commencent. C’estpar une raison semblable , que les bota-nistes ont été obligés de claOìtìer les plan-tes , & de suivre ce précepte de Céiàlpin:„ II faut distribuer les plantes par classes,„ comme on distribue une armée, en la di-w visant en régimens , bataillons, coni-„ pagnies & soldats”. II est clair que ceprécepte convient aussi à la matière mé*