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Discours préliminaire
trop loin... Voici, je crois, ce qu’il y ade plus probable à cet égard. Ces fortesde productions naturelles , ont souvensparmi les hommes un usage médicinal,soit à l’intérieur , soit à l’extérieur, & laraison de concert avec l’expérience , aappris à les mêler, à les préparer, & à lesappliquer de diverses maniérés.
Outre cette utilité médicinale., qui neconcerne que l’homme , elles servent en.core de nourriture à d’autres animaux,qui sont portés à les rechercher par uninltinct naturel ; & ces animaux à leurtour i nous fournissent non - seulementune nourriture avantageuse, mais encoredes secours efficaces à titre de remedes,Les plus petits infectes, dont nous ne nousappercevons que parce qu’ils nous inquiè-tent , sont nécessaires pour conserver lavie des oiseaux & d’autres animaux, quinous sont utiles ou directement, ou indi-rectement, en tant qu’ils sont des chaînonsde la chaîne, à l’extrêmité de laquelle fontplacés ceux dont futilité est directe patrapport à l’homme (c). ■ L’hellebore don-ne de l’embonpoint aux chevres & auxcorneilles : les étourneaux & l’outardes’engraissent avec la ciguë dont ils man-gent la semence; les chevres íë nourris-sent de ses feuilles : les cochons mangent[c] Lucrct. Ub. I. p. 640.