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Discours préliminaire
que la nature a si sagement établis, pourveiller a la conservation de notre santé &de notre vie , en même - tems qu’ils fer.vent à d’autres fonctions de l’économieanimale. Le goût par exemple nous aprobablement été donné pour reconnoîtreles propriétés des plantes & d’autres iubf.tances , afin que nous ne faisions usage,que de celles qui font salubres, en évi.tant celles qui nous répugnent par leuramertume , par quelqu’autre impressiondésagréable, ou entin par leur fadeur, &qui par-là nous indiquent qu’elles ne fontpoint propres à nous nourrrir. L’odoratparoît s’être chargé de ce loin conjointe-ment avec le goût. II est du moins cer-tain, que les animaux paissent le plus sou-vent impunément, dans des lieux remplisd’herbes nuisibles & vénéneuses, auxqueLles ils ne touchent pas même. Le sommetdes Alpes est presque couvert de napel,& on trouve encore plus d’hellebore blancdans les prairies sous-alpines, fans queles bestiaux touchent à aucun de ces deuxpoisons ” (f).
L’odorat » comme on vient de le dire,nous avertit encore très - efficacement desqualités nuisibles , des choses dont fans
pour le coup, de me servir de cette division, sanscependant que je pense à rappliquer ailleurs.
C/3 Hallerì PbyJtoL tom. V. p. irz.