24 Discours préliminaire
gruau, &c., ou une tisane de racine de bar-dane, de reguelisse , de chine, de sassa-fras , de genievre, ou d’autres choies sem-blables , à laquelle on peut ajouter despassules ( r).
Lors méme que l’on a échappé à la pre-mière fureur du mal, on relie ordinaire-ment dans un état de langueur pendantlong - tems, quelquefois' même le reste dela vie. Le plus fur moyen de prévenir cemalheur, c’est de vivre pendant quelquesmois uniquement de lait, & de quelquesœufs frais sortams du ventre de la poule,délayés dans du lait, fans les cuire (s).
Outre cette propriété générale, par la-quelle les poisons affectent les nerfs, il en
fr] Cette eau se fait en prenant une demi-poi-gnée d’orge, de riz ou de gruau (de grus) lavé,qu’on fait bouillir dans environ six livres (un pot &demi) d’eau pendant plus d’une heure , après quoion passe la liqueur. On peut à défaut de ces grainesse servir d’une tisane de racine d’althéa, de mauvesou de passe - rose , eu des feuilles des mêmes plan-tes , & encore mieux de leurs fleurs, ou enfin deracines de fcorzonere , de cercifii , de chien-dent (*)ou de graine delin,&c. Ces boissons peuvent rem-placer le lait & l’huile si on en manque , pour satis-faire à la premiere indication. Les laits d’amandes,de noisettes, de semences de courge & de laitue,peuvent aussi servir.
fr] Avis au peuple , chapitre des poisons.
f * ] En patois du gramon.