sur les Poisons en général , 0 ? í \ 27
nent, & qui, exceptés peut-être les vo-mitifs , difterens antiputrides, comme l’al-kali volatil, le vinaigre & le changementd’air (u) doivent fans doute varier suivantla différente nature de leurs exhalaisonsvénéneuses.
II est tems de passer à une énumérationplus précise des antidotes généraux, pro-pres à remplir les indications que nousavons proposées. Les voici, rangés dansun ordre qui répond à celui de ces indi-cations.
ANTIDOTES GENERAUX.
L’eau, c’est de tous les antidotes le plusuniversel, parce qu’en vertu de sa fluidité,de la facilité avec laquelle elle pénétre plu-iìeur substances & se mêle avec elles, elleenveloppe , délaye, affoiblit, dissout &emporte avec elle les parties délétères despoisons. C’est ainsi qu’au rapport de Sy-denham , un jeune homme , qu’un amourmalheureux avoit rendu mélancolique,ayant dans un accès de désespoir avalé uneforte dose de sublimé corrosif, échappa àune mort tragique en buvant des torrensd ’eau tiede. L’arl'enic même le plus terri-ls u ] Ou bien on peut purifier l’air par la vapeurdu vinaigre , en brûlant du genievre, &c., ou en-core mieux en allumant de la poudre à canon.