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de la Suisse . 17
ont une saveur très acre, brûlante, & dontla sensation eít de durée. La racine a ce-pendant moins d’ácreté. L'extrait mêmede ses feuilles produit un effet semblablesur la langue. Enfin son eau distillée, pri-se à une dose au-deffous de demi-once,fait vomir. II résulte de ces expériences,que la Coquelourde noirâtre est une plan-te délétère, quoique Mr. Stòrck (c) aittrouvé moyen d’en enrichir la matière mé-dicale , comme il l’a fait de plusieurs au-tres poisons. Mais il n’appartient qu’à desmédecins d’une habileté & d’une pruden-ce consommées, d’avoir recours à de pa-reils remèdes, & seulement dans les cas ,où les secours innocens restent fans effet.J’observerai au reste à cette occasion, quel’extrait de cette plante ne m’a paru utile,que dans les maladies des yeux, qui ne ve-noient pas d’épuisement, ou de quelqueaffection purement nerveuse , mais feule-ment dans celles, où les malades , bail-leurs assez bien portâns & robustes, pa-roiffoient avoir besoin, de désobstructiss. IIy a plus ; un malade de cette classe , ayantpris pendant près de deux mois, jusqu’àdeux dragmes par jour d’extrait de co-quelourde , n’en éprouva pas le moindresoulagement, mais bien plutôt des ron-
C c ] Voyez Storck libell. de ufit me A. Puis. nigrií'.Vindob. 1771 , d’où ceci est tiré.