de la Stíijse. 173
assure que ces mauvaises qualités, gâtent lèsvins de France dans le voisinage defquelselle croît. Elle répand auffi une odeur forte,pénétrante & désagréable. Sa racine devientémétique si on en prend plus d’une drag-me, & si ou en fait un long usage, quoi-qu’à petites doses elle amene la langueurdel’éstomac dont elle emporte & détruitle velouté, & ruine par là la santé commeon l'a vu arriver ensuite de Pufage familierd’une infusion de cette racine, qu’on van-tait beaucoup à Munster. M. Buchozsoutient cependant qu’on n’a encore au-cune preuve de ce prétendu phénomène,comme il l’appelle, mais il y a apparence'qu’il n’a pas lu les recueils de Breslau, nirhistoire des plantes de M. de PIaller , oùil en est parlé d’une maniéré positive ; d’ail-ìeurs M. Cullen a confirmé en dernier lieucette mauvaise qualité de l’Aristoloche, &il a trouvé qu’en effet sa racine est nuisiblequ’elle emporte le velouté de l’estomac , &qu’elle détruit son ressort.
Asarum Europœum Linn. Le Cabaret,íoreille d’homme. En patois Oroilleia. Sesfeuilles font en forme de rein & un peuvelues. Hall. ibid. 1547.
Sa racine est menue, fibreuse, elle ,s’é-tend beaucoup en rampant de côté & d’au-ste, & résisté à la rigueur de l’hiver. Sa tige
fort basse, rampante & j estant quelque-
O 4 ,