188 Hifìoire des Plantes véne'neu r es
en mangeant des baies de Belladone ; il nebalance pas à lui faire prendre un émérique,qui lait rendre au malade plusieurs de cesbaies, dont les unes étoient encore entieres,tandis que les graines des autres étoientséparées de leurs peaux ; dès ce moment itous les symptômes disparurent & firent jbientôt place à la santé qui recouvra sa pre-mière vigueur.
II n’est donc rien qui remédie plus promp-tement aux terribles symptômes qu’occa-lionne ce poison, que de taire vomir; c’estaussi l’avis de M. de Haller qui dit, queM. Scholl a sauvé la vie par ce moyen àquelques jeunes filles; j’aurois, continueoe grahd homme, plus de confiance à cesecours, qu’au vin ou au vinaigre : ce quime le fait penser ainsi, c’eft que les symp-tômes durent aussi longtems que les baiesrestent dans l’estomac ou les boyaux, d’oiielles ne sortent quelquefois qu’au bout detrois jours, & quand bien même on a eurecours à l’huile & à l’émédque, commele prouve le cas rapporté par M- Boucher,dans le journal de médecine d’Avril 176^où il traite au long de la Belladone. 11 dit;que plusieurs enfans ayant mangé de cesbaies, quelques-uns eurent des vomiue-mens; presque tous tomberent dans le dé-liré ; on leur donna beaucoup d’huile, «ensuite Témétique à grande dose, mais u