de la Suijse.
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verd plus ou moins foncé. Ses fleurs sonttrès petites, solitaires tenant à de courtspéduncules, qui sont axillaires, & où ellesnaissent aux sommets des tiges & des ra-meaux. La corolle est blanche ou d’un jauned’ocre pâle, le tuyau verdâtre ; monopé-taleen forme d’entonnoir, évasée en haut,découpée en cinq parties arrondies & creu-ses en-deiïus, renfermant cinq étamines &un pistil, & contenue dans un calyce oblong& velu, qui est très profondément diviséen cinq fegmens étroits. II succède à cesfleurs des semences dures, en ovales poin-tus , luisantes, & de la couleur des perles.
11 est très commun en Suisse fur les che-mins , fur-tout fur les bords graveleux desruisseaux, &des Isles que forment les riviè-res. II fleurit en Avril & Mai.
M. de Haller dit, que toute cette plantelui parait narcotique, & qu’elle a une odeuranalogue à celle de la cynoglosse. Voyezce mot.
Mandragora Hall. ibid. 578. AtropaMandragora Linn. La Mandragore mâle.flle a une racine longue, grosse, partagée«n deux, fibreuse par le bas, puante, re-présentant en quelque sorte quand elle estentiere, les parties inférieures d’un homme;dle est blanchâtre en-dehors, ou cendrée,& grisâtre en-dedans. Ses feuilles puente galement, elles sortent immédiatement de