220 Ilijîoire des Plantes vénéneuses
fournit de f opium ; il en fournit auffi enEurope, comme je l’ai iníìnué plushaut, &non ieulement dans les pays chauds de cet.te partie du monde, comme en Langue-doc, mais auffi en Allemagne & même enEcotlé.
Mr. Constant, ci-devant médecin àLausanne, tiroit de nos pavots un extraitvineux qui fuioit un peu moins d’effet quel’opium, & dont la dole étoit d’un, jus-qu’à cinq grains.
L’extrait qu’on prépare en cuisant l’o-pium avec de l’eau , pâlie pour en possédertoute l’efficace, & pour être en même teinsbeaucoup moins dangereux ; cependant ilest bien plus actif, & il tue auffi plus promp-tement; car un petit nombre de grains suf-fit pour donner la mort à un chien , tandisque cet animal peut supporter une fortedose d’opium crud. Par-contre l’extrait ré-sineux , ou celui qu’on fait avec Pesprìt devin, a fort peu d’activité ; car quinze grainsn’ont point lait de mal à un chien, &Cha-ras en a avalé six grains fans éprouver au-tre chose que de la gaieté. Enfin, ce n’estque l’extrait aqueux qui conserve Codeur& le goût de l’opium. II suit de-là, quel’opium crud est préférable à toutes les pré-parations qu’on en fait, & que la meilleuremaniéré d’empêcher ses mauvais effets,c’est d’en diminuer la dose ; & même de