226 Hijloire de Plantes vénéneuses
voulu lire dans un livre qu’on lui avoitprésenté, il n’avoit rien compris à ce qu’ily lssoit, que ses yeux lui paroissoientqua-tre fois plus grands que le naturel, ensorte- qu'il craignoit de paroître d’une figuremonstrueuse à ceux qui le regardoient. TousJes symptômes que l’opium produisit dansce cas, furent entièrement dissipés au boutde íix heures, après quoi le malade recou.vra fa premiere santé.
Voici l’histoire d’un cas pour lequel jekis appellé, sur la fin de Juillet de fan 1770.Un ivrogne,dans un violent accès de colère,tombe dans un délire aussi brutal que lapassion qui en étoit la cause ; il survient desconvulsions violentes dans les membres.J’ordonne qu’on lui faste prendre une prised’ipécacuana avec de la- crème de tartre,après lui avoir mis les jambes dans un bainchaud, &qu’enfuite on lui fasse prendre unlavement. Une heure après on vient m’a-vertir, que les|convulfions & le délire nelaissent pas que de continuer. Je prescrisune mixture composée de Laudanum li-quidurn de Sydenham, & de teinturerie suc-cin de chacun un dragme, (de 60 grains)pour en prendre trente gouttes de deux endeux heures, avec du thé de tilleul, &trente grains de nitre, jusqu’à que les symp-tômes commençassent à céder. Dès la pre-miers dose qui se donnaà dix heures du soir,