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de la Smjje .
la poitrine ave-c une teinture de ce narco-tique. Cardan , rapporte qu’un certain che-valier mourût d’une application incouíìdé-rée de l’opium à la tête .On dit auíïì, quedeux grains d’opium appliqués fur les tem-ples, ont causé un délire avec fureur (g\Si ces observations ton t vraies , elles prou-veraient qne l’usage extérieur de l’opiumn’est pas toujours auffiinnocent, que nousPavons dit plus haut, & dans la supposi-tion rnêfne, où il n’y eût qu’un seul casde cette espèce à citer contre de pareillesapplications , cela devroit suffire, ce mesemble, a toute personne prudente, pourPengager à se méfier encore de l’opiumdans ces cas-là, ou du moins à n’en faireusage qu’avec la plus grande circonspection,en attendant qu’un grand nombre d’expé-riences bien faites,ayent mis les médecins enétat de porterpà-desius un jugement plus sûr.
II résulte d’une foule de bonnes obser-vations qu’on a laites iur l’opium, qu’iiagit iur nous, i°.en qualité d’échauliáiit;cequ’indiquent dé j a íòn amertume, la sen-sation brûlante qu’il excite sur la langue,& Ion odeur : c’eit donc bien mal-à-pro-P°s, que les anciens lui attribuoient detuer en glaçant le sang (b) : il agit en
Cg] Voyez Lient ami , p~éc:s de !a mat. mi.l.tom. II. p. 5 o.
C b 1 Ces deux qualités d’échauffcr & tie diffou-