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de la Suijse.
avec la peau fort tendue : cette peau s’étantécorchée, on a vu couler par la plaie qui enréfultoit, une humeur acre , & ensuite toutle reste du corps s’enfìer, symptômes quine le font dissipés qu’au bout de deux mois.Des e nia us ont été attaqués de délires &de convulsions pour avoir mangé de cesbaies, & on a.vu des poules en périr. Deplus, l’odeur feule de cette Morelle assou-pit, & son suc ou son eau chasse les rats dela grosse espèce. Cependant onnes’estpasencore aperçu , que la malignité de ce poi-son soit allée jufqu’à tuer personne.
Voici un cas rapporté par Elie Camerer ,sur les effets de ce narcotique. Un soir,dit-il, au mois de Septembre, de 1664, jefus appellé dans un village, pour y voirles trois enfans d'un paysan, dont l’ainéavoitsixans, le second quatre , & le cadettrois; ils avoient mangé la veille des baies,tjui, à ce que dilòit leur pere, ressembloientà celles du sureau, & qu’ils avoient trouvéesd’un goût agréable ; le cadet se plaignit demal de tête d’abord après souper, le seconden fit autant feulement à minuit; mais l’ainénefe plaignit de rien jufqu’à deux heuresaprès minuit ; il dit alors que Peítomac luifailoit mal : on lui donna de l’huile d’olive,a près quoi il vomit ; bientôt après ces troisenfans commencèrent à avoir un regard"Xe, à changer à tout moment de place