246 Histoire des Plantes vénéneuses
& tombant enfin tout-à-fait; cependant illaisse après lui un relie qui est un vestigede son existence ; ce reste imite assez unefraise qui environne le bas du fruit, &s'é-largit de jour en jour en s’épaiíiìfiant & de-venant plus ferme. La 'corolle dépasse lecalyce, elle a à-peu-près la figure d’un en-tonnoir fort allongé, dont la largeur aug-mente insensiblement, & dont le bord su-périeur est à cinq angles qui répondent àcinq plis qui suivent la longueur de'la co-rolle , & qui sont terminés par autant depointes molles & un peu fermes. 11 y a cinqétamines pour l’ordinaire auílì hautes quele calyce. Le fruit 'est comme une grossenoix; quand il est mûr, ils’ouvre du hauten bas en quatre parties égales, séparées patdes cloisons membraneuses, où font atta-chées une quantité de semences noires unpeu applaties, de la forme d’un rein & d’ungoût assez agréable.
L’Endormie étrangère à notre pays, semultiplie de jour en jour davantage dansles jardins, les lieux où on amasse le fumier& autour des villes. Elle fleurit depuis Maijusqu’en Septembre.
Toute cette plante a une odeur virulente.Elle est une des plus malfaisantes de fa classe,& elle jette dans un assoupissement extrê-mement profond . & même dans l'apople-xie. Les soubresauts qui arrivent aux poi-gnets