302 Hijìoire des Plantes vénéueujes
dans le Seigle ergoté (voy. au mot Fini.gre), pag. 34 du Difc.prél. > Outre cela lelait peut être d’un grand secours , puisquesuivant des observations rapportées dansleJourn. cncyclop. on a vu des chiens & d’au-tres animaux se guérir par cette seule boisson,On lit dans un des mémoires présentésà l’Académie des sciences de Paris, qu’uneDemoiselle charitable, avoit une recetteadmirable au moyen de laquelle elle gué-riffoit cette maladie, en s’y prenant dès lescommeticemens. Elle faiíòit faire une oudeux saignées, puis elle faisoit envelopperla partie menacée de gangrène, avec un lin-ge trempé dans de l’eau-de-vie & du beurrefrais, jusqu’à ce que la chaleur y revînt, cequi arrivoit ordinairement au bout de deuxou trois jours ; on la frottoit ensuite avecdu heaume rouge, composé avec trois li-vres d’huile , trois demi-sep tiers de vin(une livre & demie), une livre de térében-thine , deux onces de santal rouge (qu’onpourroit peut-être remplacer avec du boisde genievre), & une demi-livre de cire jau-ne. Loríque la gangrène commençoit àse manifester, on Parrêtoit en trois ou qua-tre jours avec une eau composée de quatreonces d’alun, de trois onces de vitriol ro-main , & de trois onces de sel qu’on avoitfait fondre dans deux pintes (quart de livre)d’eau réduites à une.