de la Silice. 307
de différentes longueurs, & tellement en-tremêlées, qu’clles forment comme un ré-seau. Elle a une odeur approchante de cellede la racine pastenade, avec cette différence,qu’elle est un peu plus nauséeuse. Elle a unediair blanche qui en été est plus dure &plus ferme ; elle rend un sue qui est jauneen hiver & au commencement du printems,mais il devient rougeâtre quand on l’a gardépendant une nuit ; il paroît dahord doux,mais ensuite on lui trouve de l’âcreté : enété par contre il est plus foible& aqueux,&si on en ramasse un peu & qu’on le laissereposer pendant la nuit, il prend une cou-leur jaune. Chaque racine pousse plusieurstiges hautes d’environ quatre pieds , rayéespar le bas de rayes rouges & blanches ; dureste elles font vertes & toutes pleines d’uneeau gluante : elles sont divisées par plusieursnœuds, qui sont environ à un pied de dis-tance j c’est de ces nœuds que partent lesbranches qui sont étendues comme des bras,& se divisent encore en d’autres branchesplus petites. Ses feuilles sont très-amples,listes, portées fur des pétioles obtus & qui^élargissent pour embrasser la tige, fur la-quelle ils naissent à l’opposite desombelles ;les folioles font elliptiques, rangées parPaires jufqu’au nombre de sept, tantôt en-tieres, tantôt divisées en deux, trois oui cinq lobes, dentées à dents aiguës &éloi-