310 Histoire des Plantes ■vénéneuses
ni même deux livres ; il est vrai que cet ani-mal en fut malade & en eut un air étonnéLa même chose arriva à un aigle, à qui onen avoit fait avaler deux onces. Un chat ena bu dans du lait fans en être incommodé,Cependant comme quelques autres ani.maux, fur qui "Weffer a lait de semblablesexpériences, en font morts, il y a apparencequ’il leur en avoit donné de plus fortes do-ses, ou qu’ils étoient moins robustes queceux dont on vient de parler, comme lesoies par exemple, pour qui ces expériencesont été funestes.
Une once de la racine que Wepfer donnaà un chien, lui attira des convulsions ; il pé-rit au bout de trois jours après en avoiravalé encore autant. Un loup fut pris deconvulsions très violentes, pour en avoiravalé deux onces : ^observateur le voyanttrès mal, fe détermina à l’ouvrir ; il en fitautant à une louve qui étoit dans le mêmecas. Enfin un chien ayant avalé de Pherbe,il eut dabord après des convulsions & pé-rit au bout de neuf minutes.
Le résultat de ces expériences a fait voir,que la. ciguë aquatique a une âcreté qui en-flamme l’estomac & les intestins, & unequalité narcotique qui donne de Pengour-diíî'ement.
L’homme étant beaucoup moins robusteque le chien, il n’est pas étonnant que ce1 poison