38s
de la StiiJJe.
les du calyce est très petite , & toutes lesdeux font terminées en pointe. Chacunedes deux fleurs qui viennent ensemble aunebarbe; celle de la plus petite est droite &courte, quelquefois elle est nulle; lapinsgrande pousse de fa partie saillante inférieu-re, une barbe longue & tortueuse : elle estde la même hauteur que le calyce ; Pautreest plus courte, & chacune est rayée & ter-minée en pointe. Elles sont vertes, les bordsblancs & velues à leur base.
11 y en a une variété qui lui ressemble par-faitement , fì ce n’est que fa racine n’estpoint noueuse , mais fibreuse. Elle vienten abondance dans nos prés, par exempledans le Pré-pourri. C’est ce qu’on appelleen France Fromental , & qu’on a pris pen-dant quelque tems pour le Raygrass des An-glois. C’étoit bien mal-à-propos , car lefromental croît très vite, il surpasse les au-tres herbes, & lorsqu’on tanche les soin-s,il est déja sec & dur.
Mr. Zuckert dit, que le fromental de-vient malfaisant, si on le mêle avec le pain entrop grande quantité, lise peut, qu’étantune plante de la même claíîè que PVvraie &le seigle, ses mauvais effets, fur lesquels jene trouve rien de déterminé , font analo-gues à ceux de ces graines ; c’est la raisonqui m’a engagé à le mettre dans la mêmedíisse de poisons.