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5 (1859) Leon - Madrid - Palencia - Salamanca - Segovia - Sevilla / por Francisco María Tubino ... [et al.]
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MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA .

rante los siglos xvi y xvn. Asoma en las líneas de estos sepulcros lasexageraciones, la hinchazón, el lujo de inventiva que caracteriza la ma-nera plateresca, y si bien no hay derecho para condenarles por defec-tuosos, si es lícito ver en ellos precisos testimonios de la tiranía con quelas máximas de los reformistas italianos nos avasallaban. El arte nacio-nal ha desaparecido, nada en estas fábricas lo recuerda; en cambio pre-domina la manera exótica, rica, exuberante en los motivos, sábia enel diseño, habilísima en la ejecución y en el tecnicismo, pero poco res-petuosa de las conveniencias, absurda en cuanto al simbolismo, y licen-ciosa, que no independiente, en orden á la fantasía.

Bajo este concepto, los sepulcros que estudiamos implican elocuen-tes y muy oportunas enseñanzas. El modo cómo los maestros empleanla fauna y la flora, dícenos los dislates que puede cometer el geniomismo, si no le refrenan las leyes de la verdadera estética. Todo eseconjunto de animales monstruosos, siempre inverosímiles, con susmiembros dislocados, con sus actitudes violentas, entrelazándose conuna hojarasca extremada, poniendo al espectador á menudo en el con-flicto de no darse cuenta de lo que ve, constituía una trasgresion doctade las leyes de lo bello, trasgresion que forzosamente habia de conducirá las exageraciones borrominescas y del churriguerismo.

También tiene sus leyes la imaginación; y si el poeta no se atieneá los cánones del buen gusto, según que la crítica más prudente losformula, descenderá al alambicamiento, á las nebulosidades, á los re-truécanos del gongorismo, dando en tierra con la sencillez sublime dela verdadera inspiración. En este escollo naufragaron los artistas delRenacimiento: el gongorismo en el diseño, trajo la decadencia de la es-cultura, como castigo inevitable, y las formas elegantes, ricas y hastagrandiosas del Renacimiento, en manos de los maestros que le acredi-taron, trocáronse con sus discípulos y secuaces, en míseros alardes de loque es la fantasía cuando no la moderan el sentimiento y el respeto dela realidad.

Pecó la Edad Media por exceso de idealismo místico, sacrificóse lanaturaleza en aras del símbolo, y la ingenua verdad no tuvo cultivado-res; el Renacimiento exageró el naturalismo y le convirtió en un mons-truo, en una entidad imaginaria, concebida sin consideración alguna ála verdad.

en examinant dautres sarcophages qui leur ressemblent, et qui sansaucun doute, appartiennent à lécole hispano-italienne si florissantedans la Péninsule pendant les xvr e et xvir e siècles. Lexagération déco-rative, lexubérance maladive qui caractérise la façon platéresque appa-raît sur les deux sépulcres, que nous venons de décrire, et sans les con-damner comme médiocres, nous devons les considérer comme déclatantstémoignages des maximes avec lesquelles, les réformateurs italiens tyra-nisaient lart espagnol. Fixons nos regards sur le cadre que nous offrentles monuments et nous verrons combien lart national y est effacé; parcontre le goût exotique, avec ses motifs décoratifs riches et luxurieux,son dessin savant, son habileté comme facture et tecnicisme, quoiquepeu respectueux des convenances, son absurdité dans la partie symbo-lique et sa trop grande liberté, en ce qui touche la fantaisie y est desplus marqué.

Sous ces différents points de vue, les sépulcres nous fournissent desleçons aussi éloquentes quopportunes. Le système suivit par les artistesdans lemploi de la faune et de la flore nous démontre les erreurs dontle génie peut être coupable quand les lois de la vraie estétique ne vien-nent pas laider dans son œuvre. Cet assemblage danimaux monstrueux,toujours invraisemblables, avec leurs membres tronqués, leurs attitudesviolentes, sentrelaçant dans un feuillage exagéré, laissent presque tou-jours le curieux, dans lincertitude de ce quil voit; représente la trans-gression savante des lois de la beauté, erreur qui conduisit inévitable-ment au mauvais goût des Borromines et des Churrigueras.

Limagination a ses lois, et si le poète oublit les maximes du bongoût, selon quelles sont formulées par la critique, il tombe dans lesamphibologies, ou jeux de mots du gongorisme. Dans ce cas la sim-plicité sublime de la plus élevée des inspirations disparaît, et cest jus-tement sur cet écueil que naufragèrent les artistes de la Renaissance.Les lignes élégantes, riches et parfois grandioses de lart néoclassique,quand elles étaient employées par les maîtres devenaient défectueuseset ridicules dans les mains des imitateurs dont les efforts impuissantsprouvèrent au monde ce que lon doit attendre de la fantaisie, quandelle nest pas guidée par le sentiment et le respect de la réalité.

Le Moyen-Age faiblit par lexcès didéalisme mystique; la nature futalors sacrifiée sur lautel du symbolisme, et la vérité naive et charmantemanqua dadorateurs. La Renaissance au contraire éxagéra le natura-lisme jusquau point de le convertir en un monstre, être imaginaireenfanté en dehors de la réalité.