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5 (1859) Leon - Madrid - Palencia - Salamanca - Segovia - Sevilla / por Francisco María Tubino ... [et al.]
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MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA.

de cierta unidad de conjunto, que trasciende, más acaso que en las otrastablas, á la ejecución de toda la obra. La proporción, áun dada la inex-periencia en el estudio del desnudo, es más sensible, revelando que seaproximaban ya los dias de la resurrección de la forma humana para lasartes plásticas en el suelo de la Península. Son, no obstante, las figurasde las cuatro Marías más dignas de estima que las demás, por la ingénuaexpresión del profundo dolor que las anima 1 . De no escaso interés parael estudio de la indumentaria en el siglo XIV, aparecen por extremo va-riados, aunque ménos ricos que los de las tablas anteriores, los trajes quevisten los personajes del Calvario. Las cabezas del Salvador y de las Ma-rías resaltan sobre grandes nimbos de oro: á la izquierda de la cruz os-tenta uno de los soldados el escudo, donde hemos creido descubrir unadelicada alusión al régio donador del Sacro Dabio, causa inmediata de

la construcción del Tríptico-Relicario de Piedra 2 .

VI. Es asunto de la sexta y última tabla de la Puerta de la derechael Descendimiento de la Cruz. Dos venerables varones, colocados en sen-das escaleras, descuelgan en la parte superior del cuadro el cuerpo delSalvador, ya desprendido del madero: acompañada de las dos Marías, aseá la derecha la Virgen María, su Madre , con muestra de amarga penay de inefable cariño, el pendiente brazo de Jesús , miéntras levantandolos suyos para recibir el divino cadáver, muéstrase en el centro la Magda-lena, y aparece al pié de la cruz, postrado por la angustia, el predilectodiscípulo del Redentor del Mundo. Ocupan el ángulo de la derecha, rica-mente ataviados, dos personajes, cuyos rostros expresan la admiracióninspirada por aquella extraordinaria escena, completando la postrerarepresentación de la vida de Cristo en el Tríptico-Relicario, que exami-namos. Justo es observar, al estudiarla, que áun dadas las dificultadesdel asunto, invencibles para el arte del siglo XIV, existen en esta tablarasgos, figuras y áun grupos no desprovistos de cierta nobleza y elegan-cia: en particular el grupo de la Virgen y la figura de la Magdalena, sonnotables por su sencillez, áun dada la riqueza de sus trajes. Los santosvarones que descuelgan el cuerpo del Salvador, y los personajes del pri-mer grupo de la derecha, ofrecen en sus respectivos vestidos no escasointerés arqueológico, cumpliéndose en ellos la ley de actualidad, que do-mina en todas estas peregrinas pinturas.

Ajustase al orden de las ya descritas arcadas la ornamentación de lasenjutas, ocupadas todas por figuras de profetas, en cuyas manos se divi-san análogos volúmenes á los ya mencionados. Representa la primera alSanto rey David, con esta inscripción: Foderunt manus meas. Léese enla tarja de la segunda la leyenda: Sol converteretur in tenebras; ymiéntras no es ya posible descifrar el rótulo de la tercera, , por hallarsela tarja que la encierra un tanto descascarada, sólo es dado percibir enla cuarta la palabra vulneratus, que nos recuerda el versículo de Isaías:Ipse vulneratus est, propter iniquitates nostras 3 . Los fondos de estasrepresentaciones son todos dorados, y como en las enjutas de las arcadasya descritas, se hallan sembrados de follajes, aves y animalejos, impre-sos por el arte que adelante notarémos.

Pinturas del coronamiento. Dijimos ya que consta éste de hasta diezy seis hornacinas de gallardas bovedillas estalactíticas, y que llenan aque-llos espacios otras tantas representaciones pictóricas. Representan, pues,éstas á Jesús y á sus Apóstoles, con las notables circunstancias que va-mos á exponer. Comenzando su exámen por las dos hornacinas centra-les, llaman en efecto la atención las dos figuras que las llenan. Apa-rece la de la derecha asentada en un rico trono, decorado de pequeñosarcos apuntados, recuadros y frisos. Rodea su juvenil cabeza el nimbocrucígero; cubre sus hombros un manto azul, floreado y orlado de un fes-tón de oro, de gusto ojival; viste una túnica color rosa, ajustada á lacintura en multiplicados pliegues, perdiéndose bajo el manto y apareciendode nuevo al tocar en los piés; y ostenta por último en su mano izquierdaun globo coronado por una cruz latina, bendiciéndolo con la derecha.Hállase, en cambio, la segunda de pié y en vez de exhibirse en un mo-mento de sublime glorificación, que revele, como en la anterior, el poder

position ne manque pas dune certaine unité densemble, qui surpassepeut être dans lexécution tous les autres tableaux de lœuvre. Quoiquelinexpérience dans létude du nu sy révèle, la proportion est plus ¡sensi-ble, et montre que les jours de la résurrection de la forme humainesapprochent pour les arts plastiques sur le solde la Péninsule . Les figuresdes quatre Maries sont cependant plus dignes destime que les autres, parlexpression naïve de profonde douleur qui les anime 1 . Les costumes queportent les personnages du Calvaire , variés à lextrême, encore quils nesoient pas aussi riches que ceux des tableaux précédents, ne sont pasdun mince intérêt pour létude de Y indumentaria au XIV e siècle. Les têtesdu Sauveur et des Maries, ressortent sur de grands nimbes dor: à la gau-che de la croix un des soldats montre un écu, nous avons cru décou-vrir une délicate allusion au donateur royal du Sacro Dubio, cause immé-diate de la construction du Triptyque Reliquaire de Piedra 2 .

VI. Le sujet du sixième et dernier tableau de la Porte de droite estla Descente de la Croix. Deux vénérables personnages, placés sur deséchelles distinctes, à la partie supérieure du tableau descendent le corpsdu Sauveur déjà détaché de la croix: à droite la Vierge Marie , sa Mère,accompagnée des deux Maries, soutient le bras pendant de Jésus , en ex-primant une douleur amère et une inéffable tendresse, tandis que dans lecentre la Madeleine élève ses bras pour recevoir le cadavre divin, et quele disciple bien-aimé du Rédempteur, abîmé dans langoîsse, est pros-terné au pied de la croix. Langle droit est occupé par deux personna-ges richement vêtus, dont les visages expriment ladmiration inspirée parcette scène extraordinaire, et complètent la dernière représentation de lavie du Christ dans le Triptyque-Reliquaire que nous examinons. Il estjuste dobserver dans cette étude, que malgré les difficultés du sujet, in-surmontables pour lart du XIV e siècle, il y a dans ce tableau des traits,des figures et même des groupes, qui ne sont ni sans une certaine no-blesse, ni sans élégance; en particulier le groupe de la Vierge et la figurede la Madeleine sont remarquables parleur simplicité, même en tenantcompte de la richesse de leurs costumes. Les saints personnages qui des-cendent le corps du Sauveur, et ceux du premier groupe de la droiteoffrent dans leurs costumes respectifs un grand intérêt archéologique,car la loi dactualité, qui domine dans toutes ces singulières peintures,sy accomplit avec rigueur.

Lornementation des chambranles sassujettit à lordre de celle desautres arcades. Tous sont occupés par des figures de prophètes, dans lesmains desquels on voit des volumes analogues à ceux que nous avonsmentionnés. Dans le premier est représenté le Saint roi David avec cetteinscription: Foderunt manus meas. On lit dans celui du second: Sol con-verteretur in tenebras; et tandis quil nest pas possible de déchiffrerlinscription de la troisième, car la feuille qui la renferme sest un peuécaillée, on ne peut saisir dans la quatrième que le mot vulneratus, quinous rappelle le verset dIsaïe: Ipse vulneratus est propter iniquita-tes nostras 3 . Les fonds de ces représentations sont tous dorés et, commedans les chambranles des arcades déjà décrites, ils sont semés de feuilla-ges, doiseaux et de petits animaux, imprimés par lart dont nous parle-rons plus loin.

Peintures du couronnement. Nous avons déjà dit que celui-ci est for- de seize niches, aux élégantes petites voûtes en stalactites, et queces espaces sont remplis par autant de peintures. Celles-ci représententJésus et ses Apôtres, avec des circonstances remarquables, que nous sig-nalerons tout à lheure. En commençant leur examen par les niches cen-trales, les deux figures qui les remplissent, appellent surtout latten-tion. Celle de droite est assise sur un trône riche, décoré de petits arcsaigus, de carrés et de bandes. Le nimbe crucigère entoure sa tête juvé-nile; un manteau bleu, fleuri et bordé dun feston dor de goût ogival,couvre ses épaules; elle est vêtue dune tunique de couleur rose, avecdes plis multipliés à la ceinture, qui se perdent sous le manteau et repa-raissent aux pieds; elle porte enfin dans sa main gauche un globe sur-monté dune croix latine, quelle bénit de sa main droite. Au contraire laseconde est debout et au lieu de se montrer dans létat de glorificationsublime, qui révèle, comme dans la précédente, le pouvoir infini, elle

1 Debemos notar que el pintor , fiel al concepto formado en general sobre el tipo característico de la razahebrea durante la Edad-Media , según arriba queda apuntado, no lia olvidado los rasgos especiales con queésta era á la sazón determinada.

* Véase su diseño en la pág. 4 de esta Monografía.

3 Cap. LUI, vers. 5. Como habrán fácilmente comprendido los ilustrados lectores, todas estas leyendas estántomadas de los profetas, que anunciaron la venida, pasión y muerte del verdadero Mesías.

1 Nous devons faire remarquer que le peintre, fidèle à lidée formée en général pendant le Moyen-Age surle type caractéristique de la race juive, na pas oublié les traits spéciaux par lesquels celle-ci était déter-minée à cette époque.

2 En voir le dessin à la page 4 de cette Monographie .

3 Cap. LUI, vers. 5. Comme lauront facilement reconnu nos lecteurs, toutes ces légendes sont tirées desprophètes, qui ont annoncé la venue, la passion et la mort du vrai Messie.