blemente en el exorno de la cabeza, hállase vestida de una blanca túnicay sobre ella una muy suntuosa dalmática roja con sobrepuestos azules,ramos, follajes de oro y vistosas fimbrias, ostentando al par en su manoizquierda y pulsando con la diestra, merced al auxilio de un arco, elfamosísimo rabel , instrumento que, al mediar la XIY. a centuria, calificabael Arcipreste de Hita con estas palabras:
1.203. —El rabé gritador con su alta nota.
Llena la última hornacina otra figura de ángel no ménos acreedora ála contemplación del arqueólogo y del artista. Exorna su cabeza un nimboflorido orlado en su exterior de un contario de perlas y decorado en suinterior de un vástago serpeante graciosamente movido, el cual traefácilmente á la memoria muy análogos frisos é impostas del estilo romá-nico. Es la dalmática que le distingue, de color morado con grandes floresde oro y aforros rojos, y brillan en los limbos de cuello, mangas y caidalos ya tantas veces citados caractères arábigos, que son aquí, como entodas las partes del Tríptico donde se descubren, simplemente decora-tivos. No es de olvidar, en medio de tanta riqueza indumentaria, que laorla inferior de la túnica es por demas sencilla y ofrece muy señaladosabor clásico. El ángel en tal manera exornado sostiene en sus manos ypulsa una citóla ó cítara , instrumento grandemente estimado y muy po-pular durante los siglos medios: los exornos que lo avaloran, parecenentrañar algún valor simbólico, y pertenecen visiblemente al estilo mu-dejár, predominante en todo el Tríptico.
Hé aquí, sumariamente bosquejadas, las muy interesantes pinturas,que decoran el interior de tan precioso monumento de las artes pátriasen el siglo NIY. Con ellas se completa y llega á su colmo la gran riquezaartística é industrial atesorada en el Relicario del Monasterio de Piedra,justificando plenamente el empeño, con que nos hemos consagrado á suestudio en la presente Monografía . — Terminada ya esta analítica tarea,bien será levantar nuestra consideración al concepto general de tan esti-mable monumento, no sin reconocer debidamente los procedimientostécnicos, así artísticos como industriales, empleados en su ejecución yacabamiento.
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CONCEPTO GENERAL DEL TRÍPTICO.—SU TECNICISMO
ARTÍSTICO-INDUSTRIAL.
Estudiando, como lo hemos verificado, esta peregrina joya del mo-biliario sagrado en el suelo español , no ha producido en nuestro ánimomayor admiración la riqueza decorativa de todos géneros y estilos en élacaudalada que la perfección relativa de todos los elementos artísticos éindustriales, allí felizmente reunidos. En este cúmulo de preciosidadesde concepto y de ejecución, en que se reflejan y resumen al par las tra-diciones y conquistas de tan diversos estilos y manifestaciones arquitec-tónicas, como hemos notado en oportunos lugares, ha solicitado de nos-otros, si no más esmerado, al ménos más detenido exámen, la obrapictórica. Y no podia ciertamente ser de otro modo, si habiamos de obe-decer por una parte á la verdadera representación,,que dicha obra alcan-zaba en el monumento, y seguir por otra el natural impulso, de que nossentíamos dominados, al considerar que constituía el Tríptico-Relicariodel Monasterio de Piedra, en este especial sentido, el más fehacienteé inequívoco testimonio del estado de progreso, en que se mostraba,dentro del suelo aragonés y no terminado el siglo XIY, aquella encan-tadora arte. Ya lo indicamos ántes de ahora 1 : la obra arquitectónico-in-dustrial era en el Tríptico indeclinable consecuencia de las diversas ela-boraciones realizadas por el arte en el seno de la civilización española : elmudejarismo alcanzaba en aquella doble esfera los más granados triunfos,que aseguraban su duradera dominación en el suelo de la Península. Laobra pictórica, aunque no desasida, y ántes bien enlazada en multiplicadossentidos á tan fastuosa manifestación, señalaba en el cuadrante de lostiempos una nueva Era, abriendo y mostrando á los cultivadores del artenuevos y muy ruiseños horizontes.
quelle elle ressemble beaucoup pour l’ornementation de la tête, elle estvêtue d’une tunique blanche, et pardessus une très somptueuse dalmati-que rouge avec des dessus bleus, des rameaux, des feuillages d’or et debelles bordures, tenant également de sa main gauche et jouant de ladroite, à l’aide d’un archet, le fameux rabel (rebec) instrument que dansle milieu du XIY e siècle l’Archiprêtre de Hita qualifiait par ces paroles:
1.203.—Le rabé crieur avec sa note aigue.
Une autre figure d’ange, qui ne mérite pas moins la contemplation del’archéologue et de l’artiste, remplit la dernière niche. Sa tête est ornéed’un nimbe fleuri, bordé à l’extérieur d’un chapelet de perles et décoréà l’intérieur d’un rinceau gracieusement mu, qui rappelle aussitôt à lamémoire des frises et des impostes très analogues du style roman. Ladalmatique qui le distingue est violet foncé avec de grandes fleurs d’or,et des doublures rouges, et sur les limbes du col, des manches et du basbrillent les caractères arabes tant de fois cités, qui sont ici, comme dansles parties du Triptyque où on les trouve, simplement décoratifs. Il ne fautpas oublier au milieu de cette richesse de costume, que la bordure infé-rieure de la tunique est d’ailleurs simple et présente une saveur classiquemarquée. L’ange ainsi orné soutient dans ses mains une citóle ou citharedont il joue: cet instrument était très estimé et très populaire pendantles siècles du Moyen-Age. Les ornements qui l’embellissent, paraissentrenfermer quelque valeur symbolique et appartiennent visiblement austyle mudejár, qui prédomine dans tout le Triptyque .
Yoilà sommairement esquissées les très intéressantes peintures, quidécorent l’intérieur d’un si précieux monument des arts nationaux au XIY esiècle. Elles complètent, elles portent au comble la grande richesse artis-tique et industrielle amassée dans le Reliquaire du Monastère de Piedra,et justifient pleinement les soins que nous avons consacrés à son étudedans cette Monographie . Déjà la tâche analytique est terminée: il seramaintenant à propos d’élever notre considération à la pensée généraled’un monument si estimable, sans négliger les procédés techniques, soitartistiques, soit industriels, employés dans son exécution et dans sonachevèment.
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IDÉE GÉNÉRALE DU TRIPTYQUE.—SON TECHNICISME
ARTISTIQUE-INDUSTRIEL.
En étudiant, comme nous l’avons fait, ce singulier joyau du mobiliersacré sur le sol espagnol, la richesse décorative de tout genre et de tousles styles, qui s’y trouve amassée, n’a pas produit en notre esprit une plusgrande admiration que la perfection relative de tous les éléments artis-tiques et industriels, qui y sont heureusement réunis. Parmi cet amas dechoses précieuses d’idée et d’exécution, dans les quelles se reflèttent etse résument en même temps les traditions et les conquêtes de styles etde manifestations architectoniques si diverses, c’est l’œuvre de la pein-ture, comme nous l’avons déclaré en divers lieux, qui a sollicité de nousun examen, si non plus soigné, du moins plus soutenu. Il ne pouvait enêtre autrement, si nous devions obeïr d’un côté à la véritable représen-tation, que cette œuvre réalisait dans ce monument, et de l’autre suivrel’impulsion naturelle par la quelle nous nous sentions dominé, en consi-dérant que le Triptyque-Reliquaire du Monastère de Piedra constituaitsous ce rapport le témoignage le plus décisif et le plus authentique del’état de progrès, où se montrait cet art enchanteur sur le sol aragonais,et avant la fin du XIY e siècle. Déjà nous l’avons indiqué 1 : l’œuvre archi-tectonique-industrielle était dans le Triptyque la conséquence inévitabledes diverses élaborations réalisées par l’art dans le sein de la civilisationespagnole: le mudejarisme atteignait dans cette double sphère les plusbeaux triomphes, qui lui assuraient une domination durable sur le sol dela Péninsule . La peinture, bien qu’elle n’en fut pas détachée, mais au-contraire enlacée sous des rapports multipliés à cette manifestation sifastueuse, signalait dans le cours des temps une nouvelle Ère, et ouvrait,en les montrant aux artistes, de nouveaux et de riants horizons.
1 Voir le num. III de cette Monogrphie.