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Tome premier.
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De la Chine, ij&c le Roi comme le pere de PEmpire.Cette idée , enracinée dans les cœurs,forme une famille de cet Etat im-mense.

Tous les vices y existent comme ail-leurs ; mais certainement plus répriméspar le frein des loix , toujours unifor-mes. Le savant auteur des mémoires del’Amiral Arison témoigne un grand mé-pris pour la Chine , parce que le petitpeuple de Kanton trompa les Anglaisautant qu'il le put. Mais doit-on jugerdu Gouvernement d’une grande Na-tion par les mœurs de la populace desfrontières ? Et qu’auraient dit de nousles Chinois s’ils eussent fait naufragefur nos côtes maritimes dans le tempsoù les loix des Nations d’Europe con-fisquaient les effets naufragés, & quela coutume permettait quota égorgeâtles propriétaires ?

Les cérémonies continuelles qui cheasles Chinois gênent la société , &c dont'l'amitié seule se défait dans l'intérieurdes maisons , ont établi dans toute lastation une retenue & une honnêtetéqui donne à la fois aux mœurs de lagravité & de la douceur. Ces qualités«'étendent jusqu’aiu derniers du peu»