Band 
Tome premier.
Seite
52
JPEG-Download
 

5 2 De la Perse , de s Arabie ,libéralité, & la sobriété dont Alexandreaurait eu besoin pour être un grand-homme en tout.

L’amour qu’un tempérament ardentlui rendait nécessaire, & qui lui donnatant de femmes & de concubines, n’af-faiblit ni son courage, ni son application,ni la lanté. C’est a'nlì qu’en parlent lesArabes contemporains : & ce portraitest justifié par ses aétions.

Apres avoir bien connu le caractèrede ses concitoyens, leur ignorance, leurcrédulité & leur disposition à l’enthou-siasine, il vit qu’il pouvait s’ériger enProphète. Il feignit des révélations ; ilparla : il fe fit croire d’abord dans fa mai-son , ce qui était probablement le plusdifficile. En trois ans il eut quarante-deux disciples persuadés ; Omar , sonpersécuteur, devint son apôtre ;au boutde cinq ans il en eut cent quatorze.

II enseignait aux Arabes, adorateursdes étoiles, qu’il ne fallait adorer quele Dieu qui les a faites : que les livres desJuifs & des Chrétiens s’étant corrom-pus Sc fa'sifiés, on devait les avoir enhorreur : qu’on était obligé , fous peinede châtiment éternel. de prier cinq foispar jour, de donner saumoné, Sc suo-7