Band 
Tome premier.
Seite
171
JPEG-Download
 

d» temps de Charkmagne. j 71té des premiers temps, & fur la supersti-tion commune à toutes les Nations.

La troisième épreuve était celle dunebarre de fer ardent, qu’il fallait porterdans la main l’espace de neuf pas. Ilétait plus difficile de tromper dans cetteépreuve que dans les autres ; aussi je nevois personne qui s’y' soit soumis dansces siécles grossiers.

A l’égard des loix civiles, voici ce quime paraît de plus remarquable. Un hom-me qui n’avaic point d’enfans pouvoir enadopter. Les époux pouvaient se répudieren justice j & après le divorce il leur étaitpermis de passer à d’autres noces. Nousavons dans Marculfe le détail de cesloix.

Mais ce qui paraîtra peut-être plusétonnant, & ce qui n’en est pas moinsvrai, c’est qu’au livre deuxième de cesformules de Marculfe, on trouve querien n’était plus permis ni plus communque de déroger à cette fameuse Loi Sa~lique, par laquelle les filles n’héritaientpas. On amenait fa fille devant le Com-te ou le Commissaire , & on disait :» ma chère fille, un usage ancien & im-,, pie ôte parmi nous toute portion pa*éternelle aux filles ; mais ayant confi*

Hij