202 Des Normandsrite pour le moins que le Comte Eudes,puilque ce fut à lui que Sigefroy s'écaitd’abord adresté, pour entrer par íà per-nrffion dans Paris. Ce prélat mourut deses fatigues au milieu du siège, laissantune mémoire respectable & chère; cars’il arma des mains que la Religion réser-vait feulement au ministère de Pautel, illes arma pour cet autel même, & pour sescitoyens dans la cause la plus juste, Ôcpour la défense la plus nécessaire, qui esttoujours au-dessus des loix. Ses confrèresne s’étaient armés que dans des guerresciviles & contre des Chrétiens. Peut-être , si l’apothéose est dûe à quelqueshommes, eíìt-il mieux valu mettre dansle ciel ce Prélat qui combattit & mourutpour son pays, que tant d’hommesobscurs, dont la vertu, s’ils en ont eu,a été pour le moins inutile au monde.
Les Normands tinrent la ville assiégéeune année & demie: les Parisiens éprou-vèrent toutes les horreurs qu’entraî-nent dans un long siège la famine scla contagion qui en font les suites,& ne surent point ébranlés. A u boutde: ce temps , l’Empereur Charles legros , Poi de France, parut ensin à leursecours fur le mont de Mars, qu’on ap-