2,22 De r Espagnepête ayant dissipé la moiiié de leursvaisseaux, une partie de ces conqué-rans, échapés au naufrage, fut mise àla chaîne. La Pape rendit fa victoireutile, en faisant travailler aux fortifi-cations de Rome Sc à ses embellisse-mens les mêmes mains qui devaientles détruire. Les Mahométans restèrentcependant maîtres du Garillan entreCapoue Sc Gayette, mais plutôt com-me une colonie de corsaires indépen-dans, que comme des conquérans dis-ciplinés.
Je vois donc au neuvième siécle lesMusulmans redoutables à la fois à Ro-me Sc à Constantinople, maîtres de laPerse, de la Syrie, de l’Arabie, de tou-tes les côtes d’Afrique jusqu’au montAtlas , des trois quarts de l’Efpagne.Mais ces conquérans ne forment pasune nation, comme les Romains , quiétendus preíqu’autanc qu’eux, n’avaientfait qu’un seul peuple.
Sous le fameux Calife Almamon, versl’an 815. un peu après la mort de C/iar-lemagne , l’Egypte était indépendante ,& le Grand-Caire fut la résidence d unautre Calife. Le Prince de la MauritanieTangitane, fous le titre de Miramo-