r 46 De Photius , & du Schismeeux, & les exhorter à renoncer à ce blas-phème.
U est donc clair que l’Eglise Ro-maine & la Grecque pensaient alorsdifféremment de ce qu’on pense au-jourd’hui. il arriva depuis que Romeadopta la procession du Père & du Fils ;&il arriva même qu’en 1274* l’F.mpe-reur des Grecs , Michel Paleologue ,implorant contre les Turcs une nou-velle croisade , envoïa au second Con-cile de Lyon , son Patriarche & sonChancelier , qui chantèrent avec leConcile en Latin, qui ex pâtre fiuoqueprocedit. Mais l'Eglise Grecque recour-ra encor à son opinion, & sembla laquitter encor dans la réunion passa-gère qui se fit avec Eugène IV. Queles hommes apprennent de-là à se to-lérer les uns les autres. Voilà des va-riations & des disputes fur un pointfondamental , qui n’ont ni excité detroubles , ni rempli les prisons, ni al-lumé les bûchers.
On a blâmé les déférences du PapeJean VIII . pour le Patriarche Photius;on n’a pas assez songé que ce Pontifeavait alors besoin de l’Empereur Ba-sile. Un Roi de Bulgarie , nommé Bo-