Des Fiefs &, de F Empire, i J 7séculière des Evêques de Mayence, deCologne, de Trêves, de Wurtsbourg,& de tant d’aurres en Allemagne & enFrance. Les Archevêques de Rheinis,de Lyon, de Beauvais, de Langres, deLaon, s’attribuerent les droirs régaliens.Cette puistance des ecclésiastiques nedura pas en France: mais en Allemagneelle est affermie pour long-temps. Enfinles moines eux-mêmes devinrent Prin-ces , les Abbés de Fulde, de St. Gai, deKempten, de Corbie, &c. étaient depetits Rois dans les pays où quatre-vingtans auparavant ils défrichaient de leursmains quelques terres que des proprié-taires charitables leur avaient données.Tous ces Seigneurs, Ducs, Comtes,Marquis, Evêques, Abbés , rendaienthommage au Souverain. On a long-temps cherché Porigine de ce gouverne-ment féodal. 11 est à croire qu’il n’en apoint d’autre que l’ancienne coutumede toutes les Nations , d’impofer unhommage & un tribut au plus faible.On fait qu’enfuite les Empereurs Ro-mains donnèrent des terres à perpétuitéà de certaines conditions. On en trouvedes exemples dans les vies á’AlexandreSévère Sc de Probus. Les Lombards su-
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