'& de Sicile , &c. jcrrSienne & Luques ; & les Mahométans;cantonnés dans plusieurs châteaux pil-laient également les Grecs 5 c les La-tins : les Eglises des Provinces du Ca-tapan étaient soumises au Métropoli-tain de Constantinople , les autres à-celui de Rome. Les mœurs se ressen-taient du mélange de tant de peuples,de tant de gouvernemens, & de reli-gions. L’esprit naturel des habitans ne-jetrait aucune étincelle. On ne recon-naissait plus le pais qui avait produitHorace & Cicéron , & qui-devait faire-naître le Tájse. Voilà: dans quelle situa-tion était cette fertile contrée aux di-xième & onzième siécles, de Gaïete 6cdu Garillan jusqu’à Otrante.
Le goût des pèlerinages & desavan-tures de chevalerie régnait alors. Lestemps d'anarchie font ceux qui produi-sent l’excès de l'héroïsme ; son estor estplus retenu dans les gouvernemens ré-glés. Cinquante ou soixante françaisétant partis en 983. des côtes de Nor-mandie pour aller à Jérusalem , passè-rent à leur retour sur la mer de Naples,& arrivèrent dans Salerne dans letemps que cette ville assiégée par lesMahométans venait de se racheter à,