De rAllemagne, &c. ij
Jamais les idées de liberté n’avaientplus prévalu dans l’Europe que dans cetems-là. La Hongrie , la Bohême ôcl’Autriche même étaient auíïi jalousesque les Anglais de leurs privilèges- Cetesprit dominait en Allemagne depuis lesderniers tems de Charles-Quiet. L’e-.xemple des sept Provinces-Unies étaitfans c elfe présent à des Peuples qui pré-tendaient avoir les mêmes droits, Scqui o«ayaient avoir plus de force que laHollande. Quand l’Empereur Mathiasfit élire en 1618. son cousin Ferdinandde Grats Roi désigné de Hongrie & deBohême, quand ils lui firent céder l’Au-triche pat les autres Archiducs, la Hon-grie , la Bohême, T Autriche se plaigni-rent également qu’on n’eût pas eu aíïezd égard au droit des Etats. La Religionentra dans les griefs des Bohémiens , Scalors la fureur fut extrême. Les Protes-cans voulurent rétablir des Temples queles Catholiques avaient fait abattre. LeConseil d’Etat de Mathias & de Ferdi-nand se déclara contre les Protestans ;ceux-ci entrèrent au Conseil , & préci-pitèrent de la salle dans la rue trois prin-cipaux Magistrats. Cet emportementne caractérise que la violence du peuple