3 !? De r Allemagne, &c.
Sî Ferdinand II. avait commande'Iui-même ses armées, comme il le de-vait dans ces conjonctures critiques-, ifn’eût point ett besoin de recourir à cettevengeance des faibles, qu’il crut néces-saire , & qui ne le rendit pas plus heu-reux.
Jamais FAllemagne ne fut plus hu-miliée que dans ce tems : un Chance-lier Suédois y dominait, & y tenait fousfa main tous les Princes Protestants*Ce Chancelier Oxinstiern , animé d a-bord de l’esprit de Guflave Adolphe son-Maître , ne voulait point que les Fran-çais partageassent le fruit des conquêtes'de Gustave ; niais après la bataille deNortlingue il fut obligé de prier le Mi-nistre Français de daigner s’emparer def Alsace , fous le titre de Protecteur,.Le Cardinal de Richelieu promit F Al-sace à Bernard d'e Weimar , & fit cequ’il put pour l’afíiirer à la France- Juf-ques-là ce Ministère avait temporisé, &agi sous main ; mais alors il éclata. ïídéclara la guerre aux deux branches dela Maison d’Autriche , affaiblies toutesles deux en Espagne & dans l’Empire-C’est-là le fort de cette guerre de trenteannées. La France ,, la Suéde y la Hol-