De VAngleterre. 45Malgré ce qu’il devait au Testamentà'Elisabeth , il ne porta point le due ilde la meurtrière de sa mere. Dès qu’ilfut reconnu Roi, il crut l'être de DroitDivin ; il se faisait traiter par cette rai-son de Sacrée MajeJiJ. Ce fut là le prermiet fondement du mécontentement dela Nation, & des malheurs inouïs de foufils & de fa postérité.
Dans le teins paisible des premièresannées •# son Régne , ii se forma laplus horrible conspiration qui soit ja-mais entré dans l’esprit humain : tousles autres complots qu ont produit lavengeance , la politique , la barbariedes guerres civiles, le fanatisme même,n’aprochent pas de l’atrocité de la con-juration des poudres. Les CatholiquesRomains d’Ángleterre s’étaient atten-dus à des condescendances que le Roin’eut point pour eux ; quelques-uns pos-sédés plus que les autres de cette fu-reur de parti , & de cette mélancholiesombre qui détermine aux grands cri-
mes . résolurent de faire
Religion
regner
leur
en Angleterre , en extermi-nant d’un seul coup le Roi, la FamilleRoyale , & tous les Pairs du Royaume.U11 Perd, de la Maison de Northmn-
Fevrier16oj.