16.
février
1Í45.
8 2 Malheurs
que sans fortifications , entre larmesvictorieuse des Anglais & celle desEcossais payée par les Anglais. II cruttrouver fa fureté dans l’armée Ecossaisemoins acharnée contre lui. II se livraentre ses mains y mais la Chambre desCommunes ayant donné à i’armée Ecos-saise deux cens mille livres sterlingd’arrérages , & lui en devant encor au-tant , le Roi cessa dès-lors d'être libre.
Les Ecossais le livrèrent au Confinais-faire du Parlement Anglais , qui d’a-bord ne fut comment il devait traiterson Roi prisonnier. La guerre paraissait'finie \ sarmée d’Ecosse payée retournait.en son pays ; le Parlement n’avait plusà craindre que fa propre armée, qui sa-vait rendu victorieux. Cromivell Sc sesIndépendants y étaient les Maîtres. CeParlement, ou plutôt la Chambre desCommunes , “ toute-puissante encor àLondres , Sc sentant que l’armée allait1 être, voulut se débarrasser de cettearmée deyentte si dangéreuse à ses Maî- *tres : elle vota d’en faire marcher unepartie en Irlande, & de licentier sature.
On peut bien croire que Cromw'ell nele souffrit pas. C’était là le moment dela crise ; il sonna un Conseil d’Offi-